"On a les crocs" : la capitaine des Bleues et Audoise Héléna Cazaute, confiante, avant leur prochain match au Mondial
Le dimanche 24 août aura lieu le deuxième match des Bleues au Mondial de volley en Thaïlande. Elles seront opposées aux Brésiliennes, médaillées de bronze des derniers Jeux Olympiques à Paris. La capitaine, Héléna Cazaute, affirme qu'"on peut les accrocher".
La capitaine Héléna Cazaute, fer de lance de l’attaque, incarne le visage d’une équipe de France féminine de volley-ball décomplexée avant d’affronter le Brésil, dimanche à Chiang Mai en Thaïlande, pour son premier choc au Mondial. Pour leur première participation à une Coupe du monde en 51 ans, les Bleues sont proches d’accomplir leur objectif de se qualifier pour les 8es de finale, grâce à leur succès inaugural contre Porto Rico (3-1), vendredi.
Mais elles ne s’interdisent pas d’aller plus loin, ni de réussir un coup d’éclat. Les volleyeuses tricolores, longtemps considérées comme le parent pauvre des sports collectifs français, ont progressé ces dernières années au point de vouloir rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Les Brésiliennes, troisièmes aux JO-2024 et vice-championnes du monde en titre, "on peut les accrocher", affirme Cazaute à l’AFP.
En juillet, les Françaises se sont inclinées au tie break face aux coéquipières de la star Gabi, dans le cadre de la Ligue des nations, au Japon. "Je pense qu’elles vont arriver avec un état d’esprit différent. Mais nous, on ne va pas changer notre mentalité. On a les crocs", explique la réceptionneuse-attaquante. À 27 ans, Cazaute a goûté au plus haut niveau avec la sélection lors des Jeux à Paris, mais l’expérience a tourné court, avec trois défaites en autant de rencontres, à chaque fois sur le score de 3-0. "C'est passé tellement à une allure que je n’ai pas l’impression qu’on ait vraiment tiré les enseignements" des Jeux, explique-t-elle. En Thaïlande, c’est "une autre équipe", avec un nouveau sélectionneur, Cesar Hernandez, insiste-t-elle.
"Pièce maîtresse"
L’entraîneur espagnol a placé au coeur de son projet Cazaute, qui le lui rend bien : contre Porto Rico, l’ancienne Cannoise a sonné la charge avec 21 points, dont neuf dans le premier set, dans un moment critique pour son équipe alors gagnée par le trac du début de compétition. "C’est une joueuse qui nous donne beaucoup de choses, sur le terrain et en dehors", commente auprès de l’AFP Hernandez. "Le Brésil a Gabi, l’Italie Paola (Egonu)", développe-t-il, Cazaute "fait la différence pour nous." "Quand je suis sur le terrain, je suis contente de l’avoir. C’est une pièce maîtresse", abonde la libéro Juliette Gelin, qui a joué la saison dernière avec Cazaute à Milan.
Elle apporte une "assurance", poursuit-elle. Face aux compliments, "il faut garder la tête sur les épaules et se dire qu’il y a encore du taf", répond l’intéressée. Avec son nouveau club, le VakifBank Istanbul, qu’elle a rejoint cet été après quatre années en Italie, c’est la Ligue des champions qui l’anime, après une finale et une demi-finale perdues ces deux dernières années.
L’Audoise de naissance rêve aussi d’une médaille avec la France ou du Final 8 de la Ligue des nations dès "l’année prochaine". Un quart de finale en Thaïlande, "ce serait déjà incroyable", continue-t-elle. En cas d’exploit face au Brésil, les Françaises auront quasiment en poche leur ticket pour les 8es de finale à Bangkok, a priori contre la Chine ou la République dominicaine. Sinon, elles disposeront d’une deuxième chance, mardi contre la Grèce, balayée par le Brésil lors de son entrée en lice (3-0).
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