"On a un héritage à entretenir" : qui est Clifford Delarue, le nouveau coach des U17 Nationaux de l’ASB ?
Âgé de 30 ans, Clifford Delarue a pris les rênes des U17 Nationaux de l’ASB. Fort de dix années d’expérience en tant que coach, des catégories de jeunes aux Seniors, il va découvrir le niveau national.
Pourriez-vous détailler votre parcours footballistique ?
Je suis entraîneur depuis maintenant une dizaine d’années, j’ai eu la chance de pouvoir côtoyer toutes les catégories. J’ai un diplôme universitaire en préparation mentale ainsi que le Brevet d’entraîneur fédéral (BEF). Je me suis formé en France mais aussi à l’étranger. Je suis originaire de région parisienne mais, depuis trois ans, je coachais à l’ES Bruxerolles, un club de Régional 1 en Nouvelle Aquitaine.
Et en tant que joueur ?
J’ai été footballeur jusqu’en National 3 mais je n’ai jamais trop pris de plaisir à jouer. Quand je jouais, c’était plus dans une recherche de voir un petit peu comment les coaches fonctionnaient. J’ai aussi fait du futsal, ce qui m’a donné aussi une certaine ouverture sur le jeu.
Pourquoi venir entraîner ici, à Béziers ?
Le club cherchait un entraîneur pour les U17 Nationaux, j’ai postulé et cela s’est bien passé durant mes différents entretiens. Plusieurs opportunités s’étaient présentées à moi mais je voulais sortir de ma zone de confort, quitter la région, voir autre chose. Ici, il y a un cadre de vie très appréciable, et je vais pouvoir toucher à l’échelon national, c’est dans la continuité de mon parcours.
Comment se sont passées vos deux premières semaines ?
Le club a l’air plutôt intéressant. On est sur une transition puisqu’il y a une nouvelle présidence, un nouvel organigramme, donc tout le monde est en train de trouver un rythme de croisière. Avec le groupe, l’acclimatation s’est faite très rapidement puisque j’ai aussi l’habitude d’être avec les jeunes. Ils se sont montrés réceptifs dès le départ, et moi avec eux.
À deux semaines de la reprise, à quel stade de la préparation en êtes-vous ?
Nous sortons de deux premières semaines très intenses, très énergivores, parce que je pense que quand on joue au foot, il faut s’assurer d’avoir un coffre athlétique. Là, nous en sommes au pic de notre préparation. Il nous reste encore trois matches amicaux avant de pouvoir aborder le championnat avec un maximum de certitude.
Quel type d’entraîneur êtes-vous ?
Je suis quelqu’un qui s’adapte, même si j’ai mes principes de jeu, qui sont basés sur la possession. Mais la possession efficace, avec beaucoup de verticalité. Je suis également très exigeant sur le travail fourni par les joueurs, car j’estime qu’il n’y a que de cette manière que l’on obtiendra des résultats.
Justement, en termes de résultats, quels sont vos objectifs ? Y a-t-il une pression supplémentaire après le superbe parcours de la saison dernière (demi-finale, ndlr) ?
Non, je ne me mets pas de pression, encore moins quand on parle de football. Le football, c’est une passion. Il y a de l’adrénaline parce qu’il peut y avoir de l’enjeu. Effectivement, qu’on le veuille ou non, on a un héritage à entretenir. Mais chaque année, les groupes sont différents. L’idée, c’est d’être dans cette continuité-là et de prendre un maximum de plaisir. L’objectif premier reste quand même de se maintenir le plus rapidement possible, sans griller les étapes. Et après, en fonction du maintien, si on a un coup à jouer, on ne se privera pas.
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