"On n’est pas des chasseurs de fantômes, on cherche à démystifier" : se glisser dans la peau d’un enquêteur paranormal, c’est possible !

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  • Les enquêtes de l’association EPG se déroulent dans des lieux plus ou moins abandonnés.
    Les enquêtes de l’association EPG se déroulent dans des lieux plus ou moins abandonnés. MIDI LIBRE - NICOLAS ZARROUK
Publié le , mis à jour
C. L.

L’association EPG organise, fin septembre, une initiation aux enquêtes paranormales au cœur des Cévennes gardoises. Présentation d’un week-end inédit…

Il s’agira d’"un projet que l’on met en place", explique Yanis Quittard, membre d’Enquête paranormale du Gard (EPG). Les 28 et 29 septembre, l’association organise un week-end "immersif" au cours duquel il sera possible de se glisser dans la peau d’un enquêteur. Il sera alors question de se rendre au cœur des Cévennes gardoises, sur le domaine du château du Folhaquier, près de Saint-André-de-Valborgne. "Un château divisé en plusieurs maisons d’hôtes, bien rénové avec l’ambition de préserver le patrimoine. Il y a toujours quelque chose à y faire…", dit Stephan Melia, un autre enquêteur. EPG et les propriétaires sont d’ailleurs entrés en contact à Saint-Beauzély, lors d’un salon consacré au paranormal.

La méthode et la philosophie des organisateurs

Cet événement organisé à la fin du mois se scindera en plusieurs temps. D’abord, l’initiation s’ouvrira sur des cours théoriques pour présenter l’association, sa méthode et sa philosophie (lire aussi ci-contre), ainsi que le travail d’enquêteur paranormal. "On n’est pas des chasseurs de fantômes ; on cherche à démystifier", balance d’entrée de jeu Stephan Melia. "On n’est pas sur la folie ; on n’est pas "SOS Fantômes". On cherche à savoir si ça existe."

Le matériel de pointe des enquêteurs gardois

Créée il y a une dizaine d’années, l’association EPG, basée à Alès, se fixe, donc, pour principe de "démystifier". "On ne voit pas des fantômes partout !", déclare Stephan Melia. "On élimine toutes les causes naturelles, lesquelles laissent, au final, la place à moins de 1 % de causes paranormales. Mais quand il reste quelque chose, c’est perturbant…" Pour mener leurs recherches, ces enquêteurs disposent d’un matériel dernier cri : enregistreurs numériques, appareils photographiques numériques, caméras dites "nightshot" pour filmer dans l’obscurité, grilles laser, "spirit box" pour percevoir des "bruits blancs", comparables, par exemple, à un bruissement de tissus, au travers desquels des entités pourraient se manifester, etc. Véritables passionnés, les membres d’EPG se rendent sur des sites plus ou moins abandonnés. "Des personnes nous contactent parce qu’elles pressentent qu’il y a quelque chose, se sentent observées, croient voir des apparitions", indique Stephan Melia. "Ou tout simplement par curiosité."

Bien sûr, l’enquête en elle-même, menée par les participants, se déroulera dans un deuxième temps, durant la nuit. "Pas parce qu’il y a plus de fantômes !", lâche alors l’enquêteur d’EPG. "C’est pour éliminer le plus possible la pollution sonore…" Et la mission durera jusqu’à 4 heures, voire 5 heures du matin.

Il faudra débriefer dès dimanche matin

Le lendemain, la tâche sera loin d’être terminée. Car il faudra alors tout analyser. "Il y aura un débriefing", explique Stephan Melia. "Tout ce que nous faisons, nous l’expertisons." Par exemple, les enquêteurs doivent écouter toutes les bandes sonores qui auront tourné durant la nuit. Bref, il s’agit véritablement d’une "instruction". Ce Gardois en profite d’ailleurs pour dire que "ce que l’on voit à la télévision, ce n’est pas ça". Il renchérit en signalant qu’"il faut un mois, en temps normal, pour tout regarder, tout écouter. En étant quatre." En sachant, néanmoins, que les enquêteurs d’EPG officient sur leur temps libre, en marge de leur vie professionnelle et de leurs obligations familiales.

Une libre participation financière

Les 28 et 29 septembre, l’association guidera trois personnes sur le sentier de la quête des phénomènes paranormaux. "Nous avons fait le choix de privilégier de petits groupes", précise Yanis Quittard. Avec une participation financière libre. "C’est au bon vouloir de ceux qui viendront", déclare Stéphan Melia. "Ce que nous récolterons sera destiné à la poursuite de la réhabilitation du lieu." Son collègue conclut : "Les inscriptions sont ouvertes jusqu’en milieu de la semaine précédant le week-end."

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Les commentaires (1)
Maeva48 Il y a 1 année Le 11/09/2024 à 07:08

Le paranormal, la voyance, les esprits et j'en passe, tout ça c'est de la foutaise.

Quand on est mort, il n'y a plus rien, c'est le néant, personne ne revient et c'est bien comme ça.

Tout ce qui vit doit mourir et disparaitre, c'est comme ça et c'est tant mieux.