Open Occitanie : fin de l’aventure pour la révélation Moïse Kouame, qui a électrisé le public de l’Arena
Malgré le gain du premier set, le Français de 16 ans n’a pu tenir la distance face à Kovacevic au premier tour. Mais il se souviendra de son aventure montpelliéraine, où il s’est révélé à lui-même et au public.
Ceux qui aiment la nouveauté ont forcément cultivé un faible pour Moïse Kouame. Ainsi, malgré la fin de son aventure à Montpellier, le jeune homme a assurément marqué les esprits. C’est l’atout découverte de cet Open d’Occitanie : accoucher au fil des ans d’un talent français. Et tant mieux s’il crève l’écran du haut de ses 16 ans, cristallisant sur sa personne la fierté d’un tournoi dont l’histoire retiendra qu’un gamin de Sarcelles s’y est révélé.
Sans surprise, le jeune espoir a remporté les suffrages à l’applaudimètre et fait honneur à son rang de 551e joueur mondial. Mais sans surprise non plus, il n’a pu tenir la distance face à Alksandar Kovacevic (N.83), qui l’a renvoyé à ses chères études en trois sets 6-7 (5), 6-2, 6-2.
La pression des "premières fois"
Ainsi, ce mercredi, Kouamé le bizuth de la Sud de France Arena avait foule de paramètres à gérer dans sa tête. L’enjeu d’un premier tour dans un tournoi ATP, l’expérience de son adversaire, de onze ans son aîné, et la pression d’un public enfantin et peu discipliné, une tradition en ce jour-ci. Tout cela à la fois, tout cela pour la première fois. Des étrennes attendues avec curiosité, surtout après ses deux tours de qualifications qui avaient suscité un certain engouement.
Pas toujours facile d’être le chouchou des cœurs. Cependant, Moïse Kouame ne s’est pas démonté au premier set et a eu la bouteille nécessaire pour se mettre d’entrée dans les conditions idéales. La première manche a certes ressemblé à un round d’observation, mais Kouame est monté crescendo, jusqu’au tie-break, où l’ambiance s’est électrisée sur la deuxième balle de set convertie par le Français, saluée par l’envoi sur le court de petits avions en papier.
Lassitude physique et mentale
La suite plus compliquée, à sens unique pour Kovacevic, et l’envol de Kouame fut brisé. Comme si après douze victoires consécutives – dont deux titres sur le circuit ITF, à Hazebrouck puis à Bressuire – la fatigue finissait par peser dans les jambes et surtout mentalement. Kouame a bien tenté de se rebeller en fin de match, faisant appel au soutien du public et envoyant plusieurs mines le long de la ligne, mais c’était trop tard.
Tête baissée et regard contrit, il a sûrement beaucoup appris, cédant sa place à Kovacevic, finaliste de l’épreuve l’an dernier qui lui a rendu hommage devant le public. Pour Moïse Kouamé, le plus dur commence désormais. Car s’il s’est fait un nom à Montpellier, il lui reste à braquer les tournois à venir. Sous les feux des projecteurs.



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