"Oyster receef" ou l’immersion d’un récif artificiel dans l’étang de Thau pour étudier les bancs naturels d’huîtres

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  • Lors de l’immersion du récif artificiel "Oyster receef" en mortier coquillier au lycée de la Mer.
    Lors de l’immersion du récif artificiel "Oyster receef" en mortier coquillier au lycée de la Mer. Lycée de la Mer
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Une expérience vient d’être lancée au lycée de la Mer de Sète avec la start-up LineUp Ocean pour contribuer à la restauration des bancs naturels d’huîtres.

C’est une étrange structure qui vient d’être immergée à proximité de la table ostréicole du Lycée de la Mer de Sète. Il s’agit d’un module biomimétique en mortier coquillier "3D" conçu par la start-up montpelliéraine LineUp Ocean dans le cadre du projet expérimental baptisé "Oyster receef" dédié à la restauration écologique des milieux lagunaires. "Installé en conditions réelles, ce support servira de base d’observation et d’expérimentation pour les élèves", indique le lycée de la Mer sur sa page Facebook.

Une expérience au lycée de la Mer avec LineUp Ocean

L’ambition est double pour le projet Oyster receef indique LineUp Ocean sur son site : "Contribuer à la restauration des bancs naturels d’huîtres et évaluer la capacité de nos structures à recruter naturellement ces espèces clés et à stimuler la biodiversité locale (colonisation, refuges, micro-habitats, dynamique de peuplement)." Pour les étudiants, il s’agira selon le lycée Paul-Bousquet, dobserver le comportement des huîtres creuses et plates préalablement fixées sur le module d’un 1,3 tonne, suivre le développement du biofilm qui recouvre le récif et sa capacité à favoriser la biodiversité, réaliser des observations et mesures des paramètres physico-chimiques du milieu, sensibiliser les élèves aux sciences marines et aux enjeux environnementaux. Le projet est encadré par un ancien élève de l’établissement (Bac Pro Cultures Marines, BTS pêche et gestion de l’environnement marin).

La start-up LineUp Ocean qui a obtenu le prix Avenir Littoral 2022 propose des solutions qui "permettent toutes de répondre à un problème bien particulier, comme protéger de l’érosion, servir d’habitat pour la vie marine… à l’image des mangroves, récifs coralliens, et les fonds rocheux en général. Nos solutions ressemblent à des formes unitaires naturelles, qui peuvent être assemblées pour protéger des linéaires côtiers", résumait Robin Alauze son fondateur en 2023 à Midi Libre. En 2025, LineUp Ocean a ainsi mené un projet d’installation de modules atténuateurs de houle pour casser les vagues et protéger le littoral de Palavas-les-Flots.

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Les commentaires (6)
Macool Il y a 10 jours Le 26/01/2026 à 12:20

Au vu des niveaux de pollution, autant éviter de manger toute chose qui sort de cet étang et de toute la Méditerranée...

Lasaviesa Il y a 11 jours Le 25/01/2026 à 18:34

! ! ! Oyster receef ! ! !

Une formule de plus en anglais ! ! !

"Abri ou récif à huitre" aurait-il fait trop populaire ?

Et en plus cela nous vient de la "start-up" (jeune pousse est-il trop vulgaire ?) montpelliéraine LineUp Ocean (là, on touche le fond)

Il me semblait que nous étions en France, mais il est vrai que depuis 2017 et l'apparition de la "startup nation" notre belle langue a été massacrée en faveur d'un "globish" très en vue chez les "happy few" les "people" politiques et bien sur les "fils de pub"

C'est ainsi que le vulgaire :

"Vendredi soir, en sortant du travail, j'ai invité ma copine Danielle, caissière à Monoprix, à manger quelques HUITRES sur le toit-terrasse de "chez François" "

s'est mué dans le bien plus "smart" :

"Un "after work" de "fashion week" j'ai "guesté" ma "girlfriend" Sandy, "community manager"chez "Devred" à "bruncher" quelques "OYSTER"sur le "roof-top" de "The Marcel" "



Comme le disait si bien feu Michel Serre :

"La classe dominante n'a jamais parlé la même langue que le peuple. Autrefois ils parlaient latin et nous, on parlait français. Maintenant la classe dominante parle anglais et le français est devenu la langue des pauvres..."

et il concluait par :
" Il y a plus de mots anglais sur les murs de Toulouse qu'il y avait de mots allemands en 1944. Par conséquent qui sont les collaborateurs ?"

PICOLOFAGIO Il y a 11 jours Le 25/01/2026 à 17:02

Cette expérience servira au moins a pouvoir détecter les possibles maladies préjudiciables aux consommateurs .
Du moins a ceux qui tenterons l'aventure de ** Gober **
Quelques coquillages de l'étang .
(Quand se n'est pas la prise de quelques colombins venus friser les moustaches des courageux baigneurs ? )
Bonne chance a eux . Pour l'instant :
On est mal patron , on est mal !!!