Soumission chimique : l’ex-sénateur Joël Guerriau condamné à 4 ans de prison dont 18 mois ferme pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

Publié le , mis à jour

L’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné à 4 ans de prison dont 18 mois ferme sans exécution provisoire, ce mardi 27 janvier 2026.

Ce mardi 27 janvier 2026, l’ex-sénateur Joël Guerriau a été reconnu coupable et condamné à 4 ans de prison dont 18 mois ferme pour avoir drogué la députée Sandrine Josso.

"Immense soulagement"

L’intention sexuelle du prévenu "se déduit" notamment des "conditions intimistes de la soirée", des "déclarations constantes de la victime" et de "l’insistance" du sénateur à la faire boire du champagne contenant de la MDMA diluée, a indiqué le président Thierry Donard.

Le tribunal a décerné un mandat de dépôt à effet différé mais sans exécution provisoire. Celui-ci sera suspendu par l’appel du sénateur, que son avocat a annoncé dès la sortie de l’audience.

Devant les caméras, Sandrine Josso a exprimé son "immense soulagement" de voir sa qualité de victime reconnue sur toute la ligne par la juridiction.

3 ans de prison ferme requis par le parquet

Le parquet avait requis mardi quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, à l’encontre du sénateur Joël Guerriau, jugé à Paris pour avoir lourdement drogué en 2023 la députée Sandrine Josso afin de la violer.

Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, ce que nie le prévenu, "M. Guerriau a volontairement placé de la MDMA dans le verre de champagne qu’il a servi à Sandrine Josso" lors d’un dîner à son domicile, a estimé le procureur Benjamin Coulon. Le représentant du ministère public a demandé au tribunal de prononcer un mandat de dépôt pour les trois ans de prison ferme, ainsi que cinq années d’inéligibilité et l’inscription au fichier des délinquants sexuels.

Lors de son interrogatoire lundi, Joël Guerriau a argué d’une rocambolesque inadvertance pour expliquer pourquoi une très forte dose de MDMA pure à 91,1 % était diluée dans la coupe de champagne qu’il a servie à son amie de dix ans, niant toute intentionnalité ou caractère sexuel. L’élu centriste "n’est pas passé à l’acte c’est vrai, aucun geste n’a été esquissé en direction de Mme Josso mais il lui a administré de la drogue dans le but de la violer", a soutenu Benjamin Coulon. S’il l’a droguée, c’est "pour lui voler son portefeuille ?", a-t-il ironisé.

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (14)
Sceptique34 Il y a 8 jours Le 28/01/2026 à 12:49

Pas besoin d'appartenir à un parti pour être un violeur

citoyenlambda Il y a 8 jours Le 28/01/2026 à 12:02

Je ne comprends pas, à chaque affaire un peu déplaisante d'un homme ou d'une femme politique, on indique toujours à quel parti il ou elle appartient. On peut le voir d'ailleurs régulièrement avec les mots RN et LFI qui reviennent systématiquement au moindre petit accroc d'un de leurs adeptes. Ici, RIEN à aucun moment on ne précise son parti politique à ce monsieur. Au lecteur de chercher et de comprendre pourquoi ce journal oublie ce genre de détail.

Anonyme205304 Il y a 8 jours Le 28/01/2026 à 08:27

Ce n'est que la partie visible de l'iceberg... Sénateurs payés une fortune comme l'ensemble des politiques et hauts fonctionnaires français et européens payés par l'impôt pour quoi faire ???.. Sex drug y fiesta