A moins de deux mois du premier tour, 7 candidats sur la ligne de départ

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    Sept candidats briguent, à ce jour, le fauteuil de maire. Midi Libre - JEAN PIERRE
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Jean-Pierre Souche

En ce début d’année 2026, on y voit enfin un peu plus clair sur les forces en présence pour le scrutin des 15 et 22 mars. L’occasion de faire un focus sur le paysage tel qu’il se présente aujourd’hui.

Si le paysage politique lunellois actuel reste figé jusqu’au 26 février, date limite du dépôt des candidatures, ils seraient sept sur la ligne de départ du premier tour des élections municipales dimanche 15 mars. Cinq hommes et deux femmes : Thierry Razigade et “Vivons Lunel” (sans étiquette), Stéphane Dalle et “Lunel au Cœur” (sans étiquette), Bruno Gagne et “l’Union populaire” (LFI-PCF), Stéphane Muscat et “Envie de Lunel” (sans étiquette), Anthony Belin et “Lunel c’est vous” (divers droite), Lise Florès et “Lunel collectif” (divers gauche) et Paulette Gougeon et “Mon parti c’est Lunel” (sans étiquette).

Une offre conséquente qui n’est pas inédite. En 2001, élection municipale qui a vu Claude Arnaud accéder à l’Hôtel de ville, 7 listes concourraient également. Pour la petite histoire, le mandat avait alors duré 7 ans, ce qui pourrait être à nouveau le cas… Mais les comparaisons s’arrêtent là car aujourd’hui, ce qui explique la profusion de candidats c’est d’abord l’éclatement de la majorité sortante. L’équipe Soujol de 2020 est désormais dispersée au sein de trois listes concurrentes, celles de Paulette Gougeon, Stéphane Dalle et Stéphane Muscat. Les deux premières peuvent revendiquer le bilan de l’ancien maire.

Un pack de soutiens solides autour de Gougeon

Paulette Gougeon, ex 2e adjointe devenue maire le 9 juillet, a officialisé sa candidature le 9 janvier. Elle peut désormais s’appuyer sur des élus sortants aux solides réseaux locaux tels que Corinne Poléri, Sonia Mokaddem, Pascal Chabert, Marie Papaix, René Hermabessière, Viviane Bonfils… Elle peut également compter sur des soutiens partisans, à commencer par son indéfectible adjoint aux sports encarté LR, Laurent Grasset, et a obtenu le soutien du PS local, et surtout celui de la conseillère régionale et élue PS sortante Sylvie Thomas mais elle n’a pas rallié la totalité des élus de gauche, loin de là.

Stéphane Dalle remis en selle

D’ailleurs, depuis son élection, la majorité de Paulette Gougeon s’est considérablement réduite. En écartant Stéphane Dalle, ex-premier adjoint désormais conseiller municipal et 1er vice-président à l’Agglo, qui lui avait reproché d’avoir « détruit la continuité » avec Pierre Soujol, le maire a mis en selle un rival. Stéphane Dalle a créé son groupe politique entraînant d’emblée 5 élus (Isabelle Autier, l’ex-PS Noureddine Beniattou, Michel Galka, Benjamin Domenech et Annabelle Dalle). Deux autres viennent de le rejoindre (Carine El Azzouzi et Jamal Sbaaï) et le ralliement de l’adjoint à la sécurité, Stéphane Alibert, semble imminent.

Muscat et Musset unis

Ce n’est pas tout. Deux candidats apparus dans le paysage politique lunellois et qui se sont unis à l’automne, à savoir Stéphane Muscat et Christophe Musset, ont également séduit des élus de la majorité sortante. Et non des moindres : c’est le cas de l’actuelle première adjointe Véronique Michel, chargée de la stratégie urbaine depuis 2020, du 2e adjoint délégué des finances, Michel Créchet et, à gauche, de l’ancien vice-président au développement économique à Lunel Agglo, Jean-Pierre Berthet. Dans leur sillage, Claude Remésy, Yvette Régnier et Éric Weber ont aussi choisi ce duo qui s’est récemment réparti les rôles : Muscat est candidat à la fonction de maire et Musset à la présidence de Lunel Agglo.

Razigade trace son sillon

Hors des fractures de la majorité sortante, s’engagent 4 autres candidats. Thierry Razigade est entré en campagne au printemps 2024. Depuis, il trace son sillon et a réussi à se faire une place en effaçant à la fois l’image de candidat compatible avec le RN, qu’on était tenté de lui coller au départ, et d’héritier de Claude Arnaud même s’il est entouré des élus sortants Bien vivre à Lunel et que l’ancien maire est membre de son association Lunel réussir ensemble.

Belin revendique l'union des droites

Au RN, la situation est plus inattendue. Pour l’heure, le parti ne soutient aucun candidat. Pour autant, Anthony Belin, par ailleurs premier directeur de cabinet de Pierre Soujol, peut compter sur la présence à ses côtés de l’élue d’opposition RN sortante Julia Plane et sa liste comptera sans doute plusieurs encartés RN. Le couple revendique l’appellation Union des droites.

Gauche dispersée

Enfin, à gauche, les divisions profondes entre LFI et le PS, la création de Lunel collectif, mais aussi l’ADN du PS local, allié à la majorité sortante, ont rendu l’union impossible.à ce jour, ce camp-là est préempté à la fois par Bruno Gagne (LFI) et son Union populaire qui a le soutien du PCF, par Lise Florès qui est à l’origine de Lunel Collectif et a choisi un positionnement écolo, citoyen et social moins radical que Bruno Gagne. Mais les électeurs de gauche peuvent aussi trouver leur bonheur, et des élus PS, au sein des équipes de Paulette Gougeon, de Stéphane Dalle et de Stéphane Muscat.

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