Affaire Bétharram : François Bayrou "savait", la sortie cash de Roselyne Bachelot sur les violences sexuelles dans l’Église
Roselyne Bachelot s’est entretenue avec Audrey Crespo-Mara, sur TF1, à quelques jours de la sortie de son livre "Une omerta française, souvenirs d’enfance", le 16 octobre 2025. Elle y raconte des histoires personnelles sur les violences dans l’Église, des évènements dont elle a été la témoin sans oser prendre la parole, et revient sur l’affaire Bétharram.
Jeudi 16 octobre, l’ancienne ministre de la culture Roselyne Bachelot sort Une omerta française, souvenirs d’enfance aux éditions Plon. Un livre dans lequel elle pointe des "anecdotes personnelles" sur les violences sexuelles dans l’Église, mais qui s’inscrivent en réalité dans tout un système, commentait-elle dimanche 12 dans Sept à huit, sur TF1.
"Il est le reflet de la société qui ne veut pas croire"
Celle qui a elle-même été scolarisée dans un établissement catholique revient sur l’affaire Bétharram, du nom de l’institution Notre-Dame de Bétharram.
Une affaire qui a éclaboussé François Bayrou, accusé d’avoir été informé de ces agissements par le passé, sans réagir vraiment. Ce qu’elle pense ? Que l’ancien Premier ministre "savait, mais quelque part, il n’y croyait pas. Mais il est le reflet de la société qui ne veut pas croire qu’on exerce des violences sur les enfants. C’est ça que je dénonce".
"Tout un réseau"
À l’époque, "il y avait tout un réseau qui impliquait des élus, des maternités rurales, des médecins, des religieux, des enseignants, rembobine-t-elle, soulignant qu’on était dans un système où l’Église catholique avait une telle influence politique et sociale que l’on imaginait pas qu’on puisse venir mettre le nez dans ces pratiques".
Elle se souvient de ses entretiens avec cet aumônier insistant, alors qu’elle n’avait que 16 ans. De toutes ces filles jugées "perdues" par l’institution, parquées dans des cellules après être tombée enceintes, avant que leurs enfants ne soient remis à l’adoption. Ou encore de cette amie de 14 ans qui s’est "jetée dans le puits dans la cour de l’institution", car considérée comme fautive et non victime.
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