Cinq arbres plantés pour remplacer les platanes touchés par le chancre coloré au quai de la Fontaine

Abonnés
  • Un des cinq nouveaux arbres plantés dans la nuit du 29 au 30 janvier.
    Un des cinq nouveaux arbres plantés dans la nuit du 29 au 30 janvier. Léa Cavanihac
Publié le

Après l’abattage contraint de cinq platanes contaminés par le chancre coloré en décembre dernier, la Ville de Nîmes a tenu son engagement. Cinq nouvelles essences viennent d’être replantées le long du quai de la Fontaine.

Sur le quai de la Fontaine, la nature reprend doucement ses droits. Fin décembre, cinq platanes situés entre la rue Rabaut-Saint-Etienne et l’avenue Jean-Jaurès avaient dû être abattus après la confirmation de leur contamination au chancre coloré, un champignon contre lequel il n’existe aucun traitement. Quelques semaines plus tard, la promesse de replantation est devenue réalité.

Un févier d’Amérique, un chêne du Mexique, un chêne à feuilles de châtaignier, un tilleul argenté et un sophora ont été mis en terre dans la nuit du 29 au 30 janvier. Issus d’une pépinière française, ces arbres âgés de 15 à 25 ans mesurent entre 6 et 8 mètres, avec une circonférence de tronc de 30 à 35 centimètres. Des essences choisies pour leur résistance aux maladies et leur adaptation aux évolutions climatiques.

Une opération menée de nuit et de grands moyens déployés

La plantation s’est "parfaitement bien déroulée", assure Chantal May, adjointe déléguée à l’environnement. La société GRC Paysages, spécialisée dans l’aménagement d’espaces verts, a mobilisé un camion poids lourd, une pelle de 15 tonnes et une mini-pelle. Le coût total de l’opération ? Près de 42 000 euros TTC pour la collectivité.

Le chancre coloré, une menace toujours présente

Les analyses menées l’été dernier par la Fredon Occitanie, puis confirmées par les services de l’État, ont mis en évidence la présence du chancre coloré sur quatre platanes des quais. Sur ce secteur, jusqu’à onze arbres supplémentaires pourraient être concernés à l’avenir.

La Ville plaide toutefois pour un abattage progressif, afin de préserver le canal, déjà fragilisé par des déracinements massifs

"On joue la biodiversité et la résilience"

Pour Chantal May, cette replantation répond avant tout à un enjeu écologique : "Avec la plantation de ces arbres, on joue la biodiversité et une croissance rapide. On mise sur leur résistance".

Elle insiste aussi sur le calendrier électoral : "On ne plante pas ces arbres à ce moment-là de l’année parce que les municipales approchent. C’est juste la période adéquate pour la mise en terre". En effet, entre novembre et mars, l’ensoleillement réduit rend cet intervalle idoine pour une plantation d’arbres et arbustes.

L’élue rappelle toutefois la réalité sanitaire : "Cette plantation n’a aucun impact sur la propagation du chancre coloré. Il n’y a aucun traitement contre cette maladie".

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
1 semaine offerte
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
3,99€/mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?