Hadrien vs Vercingétorix : nouveau rebondissement concernant l’assignation contre Edeis Romanité, accusé de contrefaçon de spectacle

  • Les décors du spectacle Hadrien et la guerre des Pictes (2022) sont notamment au cœur du litige.
    Les décors du spectacle Hadrien et la guerre des Pictes (2022) sont notamment au cœur du litige. Midi Libre - MiKAEL ANISSET
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Midi Libre

L’association CPPP, ex-partenaire d’Edeis Romanité pour la conception et la réalisation du spectacle "Hadrien et la guerre des Pictes" (2022), assure que le gestionnaire actuel des monuments romains de Nîmes n’a pas respecté son droit d’auteur sur cette œuvre. Le tribunal judiciaire de Marseille vient d’annuler l’assignation, estimant, entre autres, que les éléments du spectacle dont la protection est sollicitée ne sont pas "identifiés avec suffisamment de précision".

Les droits d’auteur de la Compagnie de productions populaires et polymorphes (CPPP) ont-ils été correctement respectés par le gestionnaire actuel des monuments romains de Nîmes ? Il va falloir attendre de longs mois encore pour espérer une réponse de la justice sur le fond de cette affaire de contrefaçon (réelle ou supposée ?) du spectacle Hadrien et la guerre des Pictes (2022).

Par une ordonnance du 21 octobre 2025, le tribunal judiciaire de Marseille (1) vient en effet d’annuler purement et simplement, faute, selon lui, de "précisions suffisantes", l’assignation formulée par l’association gardoise CPPP qui considère, pour sa part, que le spectacle Vercingétorix représenté en mai 2023 dans les arènes de Nîmes, caractérise une contrefaçon de sa création originale Hadrien et la guerre des Pictes.

Pour le tribunal de Marseille, l’heure n’est pourtant pas à se pencher sur le fond de l’affaire. Rappelant à la compagnie gardoise qu’"il appartient au propriétaire d’une œuvre de caractériser ‘‘précisément’’ les éléments originaux qui sont, selon lui, repris par le contrefacteur", la juridiction relève qu’ici, les éléments du spectacle dont la protection est sollicitée, ne sont pas "identifiés avec suffisamment de précision", pointant entrer autres des "variations dans la description de l’œuvre et de ses composantes", ou encore le fait que : "la mise en scène dont la protection est demandée dans l’assignation ne fait l’objet d’aucune description particulière".

Décors, costumes contrefaits ?

Pour la CPPP, il s’agit là d’un sacré coup dur. D’autant que l’association a longtemps revendiqué la contrefaçon dans le spectacle de reconstitution historique Vercingétorix, de plusieurs de ses costumes dont celui de la reine des Pictes et de nombreux décors, dont la spina, le cirque romain, le trône impérial, une frise en faux marbre, ou encore un camp romain et des étals marchands.

Au sujet de ce revers judiciaire, Yann Guerrero, plus que jamais combatif, expliquait lundi 19 janvier "être malgré tout confiant sur l’issue définitive de cette affaire et la caractérisation manifeste de la contrefaçon de ses droits d’auteur". Il annonçait, par ailleurs, avoir décidé, toujours au nom de CPPP, de réassigner très prochainement son ancien partenaire Edeis qui, contacté, ne souhaite pas de son côté s’exprimer sur le dossier.

En matière de propriété intellectuelle, le tribunal judiciaire de Marseille est compétent pour connaître de l’ensemble des actions en justice intentées en la matière dans le ressort des cours d’appel de Nîmes, d’Aix-en-Provence, de Bastia et Montpellier.
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Les commentaires (3)
MAURIN BRUNEL Il y a 5 jours Le 31/01/2026 à 22:19

D'accord avec Memoart, rien compris...
Et alors ?

Onmarchesurnotretete Il y a 5 jours Le 31/01/2026 à 19:34

EDEIS c'est pas le dieu romain de la forfaiture, de la malfaisance, et de l'avidité ?
Je pose la question hein ?

memoart Il y a 5 jours Le 31/01/2026 à 18:35

Voilà qui est tellement bien expliqué que je n'ai rien compris.
C'est sans doute cette même constatation qui a amené le tribunal à ne pas pouvoir confirmer de plagiat, contrefaçon ou autre.