Déjà ciblée après les JO, la DJ Barbara Butch visée par une "campagne homophobe et grossophobe" d’une rare violence : la Ville de Paris saisit la justice
La Ville de Paris a signalé au procureur une nouvelle campagne de cyberharcèlement visant la DJ Barbara Butch, récemment nommée directrice artistique de la Nuit Blanche 2026.
La ville de Paris a annoncé lundi avoir signalé au procureur de la République une "nouvelle campagne numérique homophobe et grossophobe" contre la DJ Barbara Butch, figure des nuits parisiennes, qui vient de se voir confier la direction artistique de la prochaine Nuit Blanche.
Une "campagne de cyberharcèlement nauséabonde"
"Je veux apporter tout mon soutien à Barbara Butch, victime d’une nouvelle campagne de cyberharcèlement nauséabonde depuis 48 heures", écrit dans un communiqué la maire socialiste Anne Hidalgo, qui a nommé mercredi la DJ française directrice artistique de la 25e Nuit Blanche en juin 2026.
Le signalement au procureur de la République se fonde sur l’article 40 du code de procédure pénale sur ces faits "susceptibles d’être qualifiés d’injures publiques à caractère discriminatoire et de harcèlement moral" via les réseaux sociaux, détaille la ville de Paris.
"Barbara Butch, c’est Paris. N’en déplaise aux sexistes, aux lesbophobes, grossophobes et antisémites qui haïssent notre ville et ses valeurs d’égalité, d’ouverture et de tolérance", plaide Anne Hidalgo.
La DJ déjà visée par une vague de cyberharcèlement
Figure des nuits parisiennes LGBT +, Barbara Butch avait déjà été ciblée par une vague de cyberharcèlement après sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, où elle était apparue sur la passerelle Debilly au-dessus de la Seine, entourée de drag queens et du chanteur Philippe Katerine, presque nu et peint en bleu.
Le tableau avait suscité l’ire des milieux conservateurs et d’extrême droite, qui l’ont interprété comme une parodie moqueuse du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, la Cène, telle que représentée par Léonard de Vinci – ce que le directeur artistique de la cérémonie, Thomas Jolly, avait démenti.
Le parquet de Paris a requis le 25 septembre des peines d’emprisonnement avec ou sans sursis contre cinq hommes jugés notamment pour "violences numériques massives" ayant causé "une altération de la santé de Barbara Butch" et "un cyberharcèlement parfaitement caractérisé".
J'ai déjà un compte
Je me connecteVous souhaitez suivre ce fil de discussion ?
Suivre ce filSouhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?