Dinopedia : pour ne pas disparaître, les dinosaures sont sous protection
Quatre sociétés de Dinopedia, dont deux parcs d’attractions, font l’objet d’une procédure devant le tribunal de commerce.
Le 5 décembre dernier, le tribunal de commerce de Nîmes, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre de quatre sociétés de Dinopedia. Les sociétés sont dirigées par Philippe Lopez, créateur des parcs d’attractions ayant pour thème les dinosaures.
Dans un contexte économique particulièrement difficile, avec des orientations politiques nationales qui ne permettent pas d’avoir une vision à long terme, les jeunes entreprises souffrent. Lancé en 2020, à La Grand-Combe, le premier parc s’est rapidement imposé comme un rouage essentiel du tourisme alésien.
Le projet de parc de dinosaures a remporté l’édition 2021 du concours Alès Audace et a bénéficié d’une dotation de 20 000 €. Le développement des parcs s’est accéléré : un projet du côté du Lyon, un parc à Mende, un à La Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône), et un autre à Corneilla-de-Conflent (Pyrénées-Orientales). Ce dernier établissement fait partie des quatre sociétés placées en redressement judiciaire avec le restaurant à thème, The Big Rex, situé sur la rocade d’Alès, le parc Dinopedia de La Grand-Combe et la société Le monde de Dinopedia qui assure le conseil, la gestion, la planification stratégique et organisationnelle, ainsi que le marketing, les ressources humaines et le développement.
Un modèle économique à revoir d’urgence
Sans préjuger des mesures qui vont être prises par Philippe Lopez, la mesure de redressement judiciaire, dont bénéficient ses entreprises, doit permettre un redressement de la situation. La procédure de redressement judiciaire est destinée à permettre la sauvegarde de l’entreprise, le maintien de l’activité et de l’emploi ainsi que l’apurement du passif.
Philippe Lopez, peu loquace sur le sujet, confirme cependant "un redéploiement stratégique. Il s’agit d’un acte de gestion qui nous permet de renégocier avec les banques. Il s’agit de pérenniser les entreprises."
Le chef d’entreprise, à l’instar de nombreux autres patrons, dresse le constat suivant : "La période est difficile. Il y a un cap à passer, mais on garde nos objectifs de développement. On réfléchit à se développer autrement, on repense notre modèle. Les parcs se portent bien, mais il y a des décisions à prendre, notamment sur la restructuration. C’est vrai qu’on était ouvert toute l’année. C’était mon souhait afin de proposer une sortie familiale. Mais ça coûte cher. Entre les salaires à verser et la fréquentation pas très élevée, ce n’est plus possible. On n’a plus les moyens de travailler comme ça. On rouvrira au mois d’avril, alors qu’avant on reprenait en février."
La période d’observation engagée pour six mois renouvelable, voire 18 mois, devrait permettre au chef d’entreprise de réajuster ses budgets et sa stratégie. À l’issue de la période d’observation, un plan de redressement peut être mis en place. À défaut, la liquidation peut être ordonnée. Dans ce cas, encore improbable à ce stade de la procédure, les dinosaures disparaîtraient à nouveau du paysage.
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