"Je ne veux ni grand soir ni grand saut" : candidat LR à Nîmes, Franck Proust inaugure sa permanence devant un millier de personnes
L’actuel 1er adjoint a rendu hommage au maire sortant, Jean-Paul Fournier, présent vendredi soir à l’inauguration.
C’est, numériquement parlant, un coup de force. Ce vendredi soir, Franck Proust (LR) a rassemblé, pour l’inauguration de sa permanence de campagne sur le Jean-Jaurès, un bon millier de personnes, serrées sur le trottoir suivant parfois les discours depuis l’allée centrale. Les chauffeurs de salle n’ont pas boudé leur plaisir : "Vu d’ici, on a bien l’impression que tout Nîmes est là", a dit Valentine Wolber (LR), quand Thierry Procida (UDI) y voyait "un monde incroyable". Un Thierry Procida très en verve qui, "face au risque de division, face au risque des extrêmes", s’est amusé à poser une question à la foule : "Voulez-vous le retour des communistes à la tête de Nîmes ?" "Non" ! ont répondu, en cœur, les supporters de Franck Proust.
Jean-Paul Fournier, qui termine son 4e mandat de maire, a alors pris la parole, très ému, pour adouber "un homme loyal, qui connaît ses dossiers […] Je pense que M. Proust va être votre prochain maire".
Julien Plantier critiqué pour s’être allié à Yvan Lachaud
La tête de la liste Tout Nîmes, Franck Proust, est alors monté sur scène, remerciant la foule et son "ami Jean-Paul Fournier". "Cette permanence sera un point d’ancrage, un relais entre vous et nous.". Evoquant "toutes les épreuves" traversées, il a assuré de sa détermination : "Je ne veux pas d’une ville livrée à l’amateurisme ni aux extrêmes. Je ne veux ni grand soir ni grand saut." Passé un rappel des premiers éléments de programme sur la sécurité ou l’urbanisme, Franck Proust n’a pas manqué de tacler certains adversaires. Dont Julien Plantier, son ancien allié, "à qui j’ai tendu la main. Il a fait le choix de la refuser […] et de s’allier à une personne dont je tairai le nom et dont je répare encore les dégâts à l’Agglo". Les oreilles d’Yvan Lachaud ont dû siffler…
Franck Proust a rappelé son "refus des tripatouillages. Si le suffrage universel me place en 4e position au premier tour, je me retirerai. Par contre, si je poursuis au second, les hommes et les femmes qui m’accompagnent seront les mêmes." Manière, aussi, de rappeler qu’il n’y aura aucune alliance possible avec le RN. "On connaît mon parcours, ma vie politique. J’ai toujours combattu les extrêmes." Après trois derniers messages de soutien lus ou enregistrés (l’ancien maire Jean Bousquet et les LR Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez), la foule a entonné la Marseillaise.
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