La cour d’appel de Nîmes prépare sa rentrée entre renforts progressifs et criminalité organisée
Les deux chefs de la juridiction d’appel ont présenté ce jeudi les grandes de l’activité de la 13e cour d’appel de France.
Les deux chefs de la cour d’appel de Nîmes ont présenté ce jeudi soir les grandes lignes de l’activité de la juridiction d’appel ce jeudi 15 janvier en amont de l’audience de rentrée solennelle qui se tiendra ce vendredi. Deux choses importantes à retenir. L’arrivée de nouveaux magistrats, annoncée par la Chancellerie, se poursuit dans les tribunaux des quatre départements qui composent le territoire de la 13e cour d’appel de France sur 36.
Ainsi, Eric Bienko Vel Bienek, le premier président de la cour et Xavier Bonhomme, le procureur général ont confirmé que le plan de renforts de magistrats arrivera à son terme d’ici à 2027 avec des nouveaux juges dans toutes les juridictions du ressort (le territoire de la cour d’appel qui couvre le Gard, la Lozère, l’Ardèche). Un ressort qui passage se situe à la croisée des chemins de trois régions administratives différentes et à la croisée des chemins d’une délinquance et d’une criminalité organisée très active. Le premier président a noté que la cour d’appel fonctionnait bien et plus largement les tribunaux de la région notamment sur le terrain des affaires civiles plusieurs dizaines de milliers et environ 4 300 pour la cour. Eric Bienko Vel Bienek s’est aussi réjoui de la diminution des stocks de dossiers entre les affaires entrantes et les dossiers en cours. Ce qui représente, en somme, des délais de jugement largement supérieurs aux normes nationales.
Nîmes chefs de juridiction font un point sur l’activité de la cour : moyens supplémentaires en cours de déploiement dans les tribunaux de la région. Chiffres stables mais activité soutenue sur la criminalité organisée 18 faits criminels en 2025 et 11 tués. @PG_CA_Nimes pic.twitter.com/oo3tLaBVKg
— Midi Libre Nîmes (@MidiLibreNimes) January 15, 2026
Criminalité organisée : 11 morts en 2025, quatre en 2024
Les deux chefs de juridiction n’ont pas éludé la question des affaires pénales et les conséquences de la criminalité organisée en lien avec le narcotrafic. À cet égard, Xavier Bonhomme, a recensé une hausse manifeste du nombre de faits liés à la criminalité organisée avec en 2025, 18 faits qualifiés de criminels (soit qu’ils concernent un meurtre lié au narcotrafic soit une tentative de meurtre) pour onze morts contre 11 faits en 2024 et quatre morts. Ces chiffres concernent l’ensemble des départements qui couvrent la cour d’appel mais concernent principalement le Vaucluse et le Gard. Le procureur général s’est aussi arrêté sur l’évolution de la situation d’Alès qui connaît comme Nîmes de nombreuses affaires criminelles liées au narcobanditisme.
Sur sa volonté de lutter contre l’argent sale et les biens mal acquis, le procureur général, a indiqué qu’il maintenait le cap en demandant aux parquets de la région de continuer à opérer des saisies et des confiscations qui s’élèvent en 2025 à près de 12 millions d’euros.