Le Pays de Millau fera son entrée à l’Unesco ? Le dossier présenté au ministère de la Culture ce mardi 27 janvier
Ce mardi 27 janvier, les membres de l’association de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Pays de Millau étaient à Paris pour présenter leur dossier en commission. C’est elle qui aura le dernier mot pour dire si oui ou non, il sera retenu pour la prochaine présentation.
Si Rachida Dati avait refusé toute question en dehors de ses prises de parole cadrées lors de sa venue à Millau, elle avait montré son soutien à la candidature du patrimoine culturel immatériel du Pays de Millau pour l’Unesco. Emmanuel Macron en avait fait de même dans les rues de Roquefort lorsqu’il avait une nouvelle fois rencontré Olivier Fabre, porteur de cette candidature, dans sa déambulation.
Cette fois, la candidature est entrée dans une des phases les plus importantes : elle était présentée ce mardi en région parisienne devant la commission qui choisira le prochain dossier que la France présentera à l’Unesco. "Une rencontre très solennelle, témoigne Olivier Fabre, à la sortie de ce rendez-vous. C’était même impressionnant, mais ils nous ont posé pas mal de questions sur le pays de Millau, le nombre d’entreprises, les détails…"
"Une représentation parfaite du dossier"
De quoi mettre en confiance celui qui porte ce mouvement à bras-le-corps. "Je pense qu’on a eu une représentation parfaite de notre candidature, on compte sur la qualité de la présentation et du dossier. Ils étaient très curieux de voir les produits." Au total, 10 personnes étaient présentes devant le jury pour une présentation orale qui devait durer vingt minutes, pas une de plus, avant de laisser le jury poser ses questions. "On a tenu le timing, on compte sur le soutien de la ministre de la Culture, Rachida Dati et celui du président."
Plus qu’une reconnaissance administrative, Olivier Fabre appuie son argumentaire sur un besoin de territoire. "Il y a urgence pour la sauvegarde de nos métiers, le nombre de professionnels a été divisé par trois depuis 15 ans. L’écosystème et l’environnement sont très mauvais pour l’élevage, on a besoin de l’Etat pour sauver nos métiers." L’équipe millavoise devrait avoir une réponse dans les prochains jours. Cinq dossiers étaient présentés ce mardi 27 janvier à Paris.
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