L’entreprise Dépann’gaz rachetée par d’anciens salariés
Une nouvelle page s’écrit dans l’entreprise Dépann’gaz à Millau qui a désormais de nouveaux propriétaires.
Dépann’gaz prend un nouveau départ. En cette période hivernale les voitures avec le logo de l’entreprise font des kilomètres à Millau et aux alentours pour rendre service aux ménages plongés dans le froid. "On remet de la chaleur avec le sourire dans les foyers millavois", sourit Rémi Grimal, le nouveau patron avec sa femme Caroline. L’entreprise, jusqu’alors détenue par Pascal Richard a désormais un nouveau visage. Le couple a pris la suite pour offrir de nouvelles perspectives à la société.
Cette reprise a été accompagnée par la Région Occitanie et la CCI de l’Aveyron. La première entité a aidé à hauteur de 30 000 €. "On a monté ce projet pour avoir un prêt d’honneur et les deux dispositifs ont permis de l’avoir, note Emmanuelle Gazel, avec sa casquette de conseillère régionale. C’est une belle initiative de salariés qui ont repris l’entreprise. Beaucoup ont besoin de transmettre et on est là pour montrer aux porteurs de projets qu’ils peuvent être accompagnés."
70 000 € d’aides mobilisées au total pour la reprise
Le couple a en effet bien été appuyé par la CCI pour trouver ces dispositifs, pas toujours facile à connaître. "On a bien été aidés dans les démarches à réaliser", témoigne Caroline Grimal. "On a fait le travail d’identification du dispositif régional, on a mobilisé tout ce qui était possible et entre tout, ils ont touché près de 70 000 € d’aides et sans cela, ils n’auraient pas pu avoir les apports auprès des banques", complète Jean-François Tardieu de la CCI de Millau.
À ce jour, l’entreprise compte sept salariés, "ça nous permet d’avoir deux emplois de plus", présentent les nouveaux patrons. Caroline travaille chez Dépann’Gaz depuis 5 ans et son mari s’est ajouté à l’aventure pour le rachat, après plusieurs années passées dans les travaux publics. "Je suis expert apprenti, sourit-il. J’ai dû refaire une trousse d’écolier avec ma gomme mais c’est un métier qui me plaît. En tant que technicien on essaie de comprendre les problèmes, les analyser, toucher du doigt ce qui ne va pas…" Et pour parfaire sa formation, il peut également compter sur le savoir-faire et l’expérience de Raphaël Sanchez, lui aussi sur le terrain. Prochaine étape : l’acquisition d’un local. Un domaine dans lequel les collectivités peuvent aussi être facilitatrices.
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