Les professeurs et personnels du lycée Hemingway à Nîmes débrayent après la violente agression d’une enseignante poignardée dans le Var
À 14 heures, ce jeudi, les professeurs et personnels du lycée Hemingway ont débrayé et étaient rassemblés dans la cour centrale. Ils ont fait part de leur émotion après l’agression d’une enseignante en arts plastiques à Sanary-sur-Mer dans le Var, le 3 février.
Les enseignants et personnels du lycée Hemingway (1 400 élèves et étudiants) ont débrayé ce jeudi, vers 14 heures. Ils se sont rassemblés dans la cour. "On refuse de faire cours, en réponse à l’agression de notre collègue professeur en arts plastiques à Sanary-sur-Mer dans le Var qui est aujourd’hui entre la vie et la mort", déclarent Margot, professeur d’EPS (éducation physique et sportive), Aurélia, documentaliste et Eric, professeur SVT (sciences de la vie et de la terre). L’enseignante de Sanary-sur-Mer âgée de 60 ans a été poignardée à plusieurs reprises par un élève, dans sa classe, le mardi 3 février. Cette nouvelle agression d’une enseignante a provoqué un immense émoi dans toute la communauté éducative en France. Au lycée Hemingway, cette mobilisation, signe d’un profond désarroi des enseignants et personnels, a été préparée dans l’urgence.
"Nous nous sentons seuls"
"Ici au lycée Hemingway, nous avons des élèves de plus en plus fragilisés par la vie, d’autres qui ont de gros problèmes à l’extérieur ou de santé mentale", constate Eric. "Et nous voulons alerter, insistent Aurélia, Eric et Margot. Nous avons des classes avec 37 élèves. Et on manque d’assistants d’éducation. On n’a plus d’infirmier, l’assistante sociale est sur plusieurs établissements. Il y a un manque de moyens humains pour faire attention à nos élèves. Et cela concerne tous les lycées. Nous, nous sommes dans la transmission du savoir. Et nous nous sentons seuls. Il y a un manque d’accompagnement à ces élèves. Cela pourrait basculer à tout moment… Tout cela met en péril les élèves et les adultes de la communauté d’éducation. Et nous sommes inquiets pour l’avenir de l’éducation nationale."