Mort d’Emile : le petit garçon n’aurait jamais quitté vivant le hameau du Haut-Vernet, selon les enquêteurs
Plus de deux ans après la disparition d’Émile au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), l’enquête connaît une avancée autour d’un témoignage clé, révèle Le Parisien.
Près de deux ans et demi après les faits, l’enquête sur la mort du petit Émile, disparu le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), se resserre autour d’un témoignage central, comme le révèle Le Parisien.
Une incertitude autour d’un horaire
Un voisin d’une soixantaine d’années apparaît comme la dernière personne connue à avoir vu vivant l’enfant de deux ans et demi, vêtu d’un tee-shirt jaune, le jour de sa disparition. Vers 17 h 15, il l’observe marcher seul dans une ruelle en pente, sans pouvoir suivre la suite de son trajet, sa vue étant masquée par des habitations, rapporte Le Parisien.
Selon les recoupements des gendarmes de la section de recherches de Marseille, une incertitude de deux à trois minutes entoure cet horaire. D’après nos confrères, le grand-père de l’enfant, Philippe Vedovini, descend la rue quelques minutes plus tard, suivi dans un laps de temps très court par deux de ses enfants, Maximin et Marthe, alors âgés de 16 et 18 ans. Tous affirment avoir limité leurs premières recherches à une zone restreinte du hameau avant de revenir sur leurs pas.
Un coup porté par quelqu’un ?
Entre le premier passage du grand-père dans la rue et son retour, il se serait écoulé "entre sept et dix minutes", un créneau que les enquêteurs n’ont jamais pu confirmer par d’autres témoins, explique le Parisien. Vers 17 h 30, un autre voisin voit Philippe Vedovini remonter la rue. L’alerte est finalement donnée à la gendarmerie à 18 h 12 par la grand-mère, Anne Vedovini.
Les magistrats estiment qu’Émile n’a pas quitté le hameau vivant. Les expertises scientifiques menées après la découverte d’ossements au printemps 2024 concluent à un décès causé par un "traumatisme facial violent" compatible avec un coup porté par une main humaine, voire avec un objet. En cause, une petite lésion située près du zygomatique droit de l’enfant, incompatible avec une blessure résultant d’un choc avec une voiture. Malgré plusieurs gardes à vue, aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade.
Contacté par Le Parisien, le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon a déclaré : "L’enquête n’est pas au point mort, elle avance".
J'ai déjà un compte
Je me connecteVous souhaitez suivre ce fil de discussion ?
Suivre ce filSouhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?