Municipales 2026 en Occitanie : "Les gens n’avaient jusque-là pas la tête au scrutin"… C’est le sprint final vers les mairies

Publié le , mis à jour

À moins de deux mois du premier tour, la plupart des candidats ont désormais fait savoir leur intention. Plutôt atone jusque-là, sauf dans les communes où il y avait un microclimat particulier, la campagne est désormais lancée. Avec ses particularités…

Si pour les candidats aux municipales déclarés depuis plusieurs mois, la course à la mairie aura ressemblé à un long marathon, voire un ultra-trail avec ses montagnes à gravir, pour ceux qui ont attendu le dernier moment, elle prend plutôt des airs de sprint. C’est par exemple le cas du maire de Montpellier Michaël Delafosse, qui en confirmant son envie de briguer un second mandat le 18 janvier dernier dans les colonnes de Midi Libre, a choisi de densifier sa campagne sur deux petits mois, quand il y a six ans, il l’avait lancée dès septembre avec sa proposition phare de rendre gratuits les transports en commun.

Le pari de bénéficier de la traditionnelle prime aux sortants (83 % ont été réélus en 2020) peut expliquer cette stratégie, d’ailleurs appliquée par nombre de maires de la région (Paulette Gougeon à Lunel, Jean-Yves Chapelet à Bagnol-sur-Cèze, Emmanuelle Gazel à Millau, Patricia Brémond à Marvejols…), mais des opposants ou de nouveaux postulants – à l’image du candidat RN à Nîmes Julien Sanchez – ont aussi attendu le dernier moment, même au risque de pâtir d’un manque de notoriété avec huit petites semaines pour se faire connaître des électeurs. "Les gens n’avaient jusque-là pas la tête aux municipales, peut-être aussi lassés par la politique avec ces débats budgétaires stériles qui s’éternisent. Il était plus prudent de ne pas percuter les enjeux locaux avec les polémiques nationales", décrypte un néo-candidat dans l’Hérault sous le sceau de la confidentialité.

Le parti politique dans la poche

Sur le terrain, comme pour s’éloigner un peu plus des atermoiements nationaux, celui-ci s’avancera d’ailleurs sans étiquette, gardant sa carte de parti dans sa poche. Un autre point commun avec de très nombreux candidats dans ce scrutin municipal, y compris pour des élus pourtant très politisés comme le maire Insoumis de Grabels, René Revol."Tout le monde connaît mes opinions, mais ma liste n’est pas une liste LFI. Elle est unitaire, ouverte, et toutes les sensibilités de gauche sont représentées", a-t-il justifié auprès de Midi Libre.

Ces municipales seront donc déconnectées des partis politiques dans les petites et moyennes communes, sauf celles cochées par les formations en quête d’ancrage local dans la perspective des sénatoriales et de la présidentielle qui suivront très vite. En région, c’est particulièrement le cas pour le Rassemblement national qui envoie même ses députés, plus connus des citoyens, pour augmenter ses chances de victoire à Vauvert (Nicolas Meizonnet), Bagnols-sur-Cèze (Pascale Bordes), Agde (Aurélien Lopez-Liguori) ou Carcassonne (Christophe Barthès).

 

Projets et personnalités

Pour autant, il n’y a guère que dans les grandes villes que les étiquettes seront ostensiblement affichées, Montpellier, Nîmes, Perpignan ou Alès notamment, même si le contexte politique risque d’y peser à la marge. Puisqu’il n’y a pas de majorité claire au niveau national, le vote sanction qui avait touché des maires de droite en 2008 et de gauche en 2014, n’existera pas en 2026. D’autant que les Macronistes possèdent peu de villes, et même ceux-là ne vont pas prendre le risque de le revendiquer. Globalement, c’est donc d’abord sur les personnalités des têtes de liste et leurs projets que va se jouer ce scrutin.

À lire aussi : Municipales 2026 : moins de 50 habitants pour élire un maire… Dans les petites communes du Biterrois, l’heure est aussi aux grandes manœuvres politiques


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La campagne qui s’est ouverte avec le foisonnement de déclaration de candidatures dans nos colonnes, à l’occasion de cérémonies de vœux, par du tractage dans les boîtes aux lettres ou – de plus en plus – sur les réseaux sociaux, a donc lancé un intense débat d’idées. Avec toutefois une autre donnée particulière à prendre en compte par rapport aux précédentes élections municipales, le contexte budgétaire contraint qui ne permet plus de promettre monts et merveilles. Les compétences de plus en plus données aux intercommunalités ou le rejet d’une densification à outrance poussent d’ailleurs la majorité des candidats à centrer leur projet sur le cadre de vie, la sécurité ou le tissu associatif.

Reste sept semaines aux candidats des 4 446 mairies de la région pour convaincre les électeurs. Le sprint final est lancé.

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Les commentaires (19)
Français.1 Il y a 1 jour Le 04/02/2026 à 14:15

Entièrement d'accord avec Apreturier30, qu'on l'appelle le mistigri, oui oui, le ravi c'est un boulet pour la liste de Max. Ce pésul révingu, parachuté n'a qu'une ambition, son intérêt personnel. En ce moment il est plus souriant que jamais, il dit bonjour aux gueux ça l'horipile , tonton Max le conseille mais c'est contre nature. Lui c'est un monarque, il n'a jamais travaillé. Quel que soit le vainqueur ça m'ira pourvu que ce ne soit pas lui.

Apreturier30 Il y a 4 jours Le 01/02/2026 à 19:02

En Ales si on pouvait rayer UN NOM sur la liste de MAX cette liste passerait avec 55% DES VOIX. Mais on ne peut pas alors les électeurs Alésiens choisiront la liste avec des candidats
100% d'Ales ou cévenols, travailleurs dans le bassin comme Martine ,David ,Jérôme,Idriss, Romain...ou ancien défenseur de l'emploi
comme Francis dans les années 80.

Gardoisavanttout Il y a 9 jours Le 27/01/2026 à 21:03

Votez RN !!!

Lecteurs Il y a 8 jours Le 28/01/2026 à 09:30

Sûr que si vous le dites , on va le faire !!!