Il n’y avait aucune rampe d’accès : un Nîmois à mobilité réduite reste coincé dans un bus en panne pendant 40 minutes
Sur la ligne de bus 15, le Nîmois Michel Brouat, en fauteuil roulant, a vécu une mésaventure ce mardi 3 février. Il a été coincé plusieurs dizaines de minutes lors d’une panne de bus, faute d’avoir une rampe d’accès.
Membre de la commission communale accessibilité de Nîmes, Michel Brouat, Nîmois qui se déplace en fauteuil roulant, habitué du réseau de transports en commun Tango, a vécu une drôle de mésaventure mardi 3 février. "Mon bus de la ligne 15, dans lequel j’avais pris place, est tombé en panne entre la place de l’Europe et Dhuoda. Bon, une panne, ça peut arriver, je comprends. Le problème, c’est que j’ai été coincé durant 40-45 minutes car il n’y avait pas de rampe d’accès amovible. Les trois contrôleurs qui tournaient en ville n’en avaient pas. Alors, au début, ça peut faire rire mais après j’étais vraiment en colère", confie le voyageur malheureux.
Il a fallu arrêter un trambus de la ligne T1 qui passait sur le même tracé pour obtenir une rampe amovible digne de ce nom et sortir de ce mauvais pas Michel Brouat : "En plus, le bus est tombé en panne et ne pouvait plus redémarrer. Il était arrêté à un endroit où la porte arrière était bloquée par un potelet."
Des rampes d’ici la fin de semaine
Le Nîmois, représentant d’APF France handicap, indique qu’il avait sollicité à plusieurs reprises, "depuis au moins dix ans", la communauté d’agglomération, qui a la compétence des transports et de la mobilité, mais aussi, les délégataires de service public successifs, que ce soit Transdev et désormais Keolis, au sujet de ce manque de rampes amovibles.
Michel Brouat a également contacté, ce mardi soir, le vice-président de Nîmes métropole délégué aux mobilités et infrastructures de transports Jean-Marc Campello. Ce dernier confie qu’il a eu l’assurance du délégataire Keolis d’obtenir ces fameuses rampes d’ici la fin de semaine : "Il peut y avoir des rampes qui bloquent parfois. Keolis s’est engagé à ce qu’il y ait accès rapidement à une rampe en cas de problèmes mécaniques."
Les personnes à mobilité réduite ont également été confrontées à un autre problème soulevé il y a quelques semaines. Les nouveaux minibus électriques achetés doivent être aménagés pour éviter toute entrave à un fauteuil roulant et pour être adaptés aux personnes à mobilité réduite. "On a une barre d’appui qui ne nous permet pas de bien nous positionner. Le concepteur des bus doit régler ce problème sur les bus actuels et les nouveaux auront la bonne configuration", indique Michel Brouat. "Oui, le constructeur va apporter les modifications", confirme Jean-Marc Campello.
Le représentant d’APF confie qu’il a reçu, auprès des services de l’Agglo, jusqu’à maintenant, une bonne écoute lors des remontées d’incidents et est associé aux réflexions qui concernent les aménagements à l’image du parking relais et de la station Laennec près du CHU et de l’avenue Kennedy.
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