Quels seront les médaillés de la 48e édition du Concours des vins de Nîmes Gard ?
La richesse et le savoir-faire viticole gardois dégustés et honorés avec sérieux et enthousiasme lors de cette nouvelle édition du Concours des vins de Nîmes Gard.
"C’est un honneur d’être choisi comme juré de ce concours". En ce jeudi matin, Laurent embrasse la salle Ludivine Furnon du regard, un tantinet tendu. "C’est une première pour moi et si j’aime le vin, je ne sais pas si je saurai l’analyser comme il se doit."
Comme lui, ils sont une centaine à observer tour à tour le tableau à l’entrée de la halle des sports, tableau indiquant à chacun sa place parmi la quarantaine de tables dressées à l’occasion de l’événement du jour : la 48e édition du Concours des Vins Nîmes-Gard.
400 échantillons au programme du jour
Une foule composée de professionnels du milieu viticole tels que des vignerons, viticulteurs et autres œnologues, mais aussi, et c’est un peu le sel de ce rendez-vous, de nombre de quidams inscrits librement et spontanément pour tester les nectars du cru.
Au menu de cette matinée de travail, quelque 400 échantillons de vin provenant de tout le Gard (Appellation d’origine contrôlée, Indication géographique protégée et vins de France).
"Certains échantillons proviennent de vins en bouteille, d’autres du vrac", explique Romain Angelras, président des Jeunes agriculteurs du Gard et vigneron. Pour juger les élixirs, donc, "une centaine de dégustateurs. Avec une ligne de conduite claire : chaque table de dégustation doit être dotée d’au moins un professionnel".
Un sésame garant de succès auprès des consommateurs
À l’image de Laurent, nombreux sont novices en matière de dégustation et parfois impressionné par la responsabilité de cette charge. Car les vins auréolés du précieux sésame seront globalement plus plébiscités par les consommateurs que ceux qui en sont dépourvus, donc mieux vendus. "Les inscriptions au concours sont payantes et les lauréats achètent les macarons d’or, d’argent ou de bronze au syndicat. Clairement, pour les cuvées promues, c’est un plus", constate le jeune professionnel.
D’autant qu’à l’issue du concours, les organisateurs publieront un guide des vins lauréats et s’engagent à mettre en avant les vins médaillés, toute l’année à venir, dans toutes les opérations menées et, également, à les célébrer lors d’une grande soirée organisée conjointement avec le Conseil départemental à l’Hôtel Mouret à Nîmes, pour une remise des distinctions.
Déguster et prendre des notes
Pas question de prendre les choses en dilettante, donc, pour les participants. Première étape, déguster et prendre des notes. Chaque table a charge de déguster une dizaine de vins. Chacun devant ensuite reporter ses appréciations sur une fiche dédiée.
Sur cette dernière, à chacun de juger : l’analyse visuelle du vin (couleur, brillance, opacité…), l’analyse olfactive (diversité des arômes, intensité…), l’analyse gustative (tanins, acidité, alcool, sucre…) et de conclure en faisant en quelques mots une analyse globale du vin.
Des critères qui peuvent être assez impressionnants de prime abord. "Les professionnels du vin installés à chaque table ont pour mission de guider les novices. Quand on ne connaît pas, on peut avoir tendance à juger avec des critères qui nous sont propres mais pas vraiment justes en termes d’analyse."
Concrètement, pas question ici de se contenter d’un "j’aime ou j’aime pas". Des échanges riches qui réjouissent les participants. "C’est enrichissant, j’ai l’impression d’apprendre énormément. Je me rends compte qu’aimer le vin ne suffit pas pour bien le déguster", sourit Sylvie.
Dernière ligne droite : le choix des médailles. Après avoir élu un chef de table, chaque groupe a en charge de décerner (ou pas) les fameuses médailles. Une décision qui se veut collégiale afin de garantir une représentation la plus juste possible de tous les goûts des participants.

J'ai déjà un compte
Je me connecteSouhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?