Viol sous soumission chimique lors d’une soirée chemsex : le père se dit "victime" et conteste les accusations
En 2025, un petit garçon de 5 ans a été violé à plusieurs reprises à l’occasion d’une soirée chemsex à Lille. Son père, par l’intermédiaire de son avocat, se considère lui-même comme "victime" dans cette affaire. Poursuivi notamment pour agression sexuelle incestueuse et complicité de viols, il conteste toutes les accusations.
L’homme mis en examen avec neuf autres personnes pour le viol de son fils lors d’une soirée chemsex à Lille a insisté sur son statut de "victime dans l’affaire" par l’intermédiaire d’un communiqué de son avocat.
Selon le parquet de Lille, lors d’une soirée en février 2025, le garçon de 5 ans aurait été "mis en relation avec des adultes de sexe masculin par son propre père" et aurait subi des "violences sexuelles aggravées par l’utilisation de substances chimiques".
Une révélation troublante
Mais le père "conteste vigoureusement l’ensemble des accusations portées contre lui, et demeure présumé innocent", rappelle son avocat Me Dylan Slim-Rey, dans un communiqué transmis jeudi à l’AFP. Il précise que l’homme, incarcéré avant d’être remis en liberté, est aussi "victime" et s’est porté partie civile dans l’affaire. Il dénonce des "éléments parcellaires, partiaux et erronés" selon lui diffusés par le parquet.
Il a été mis en examen pour "agression sexuelle incestueuse" et "complicité de viols et agressions sexuelles aggravées au préjudice de son fils", mais "a également été victime de faits de viols et d’agressions sexuelles commis avec une substance chimique, au cours de la même soirée", a précisé le parquet.
Dans un entretien publié mercredi par Les Dernières Nouvelles d’Alsace, le père du petit garçon a expliqué avoir été drogué par un couple d’hommes vivant à Lille, chez qui il avait l’habitude de se rendre, affirmant ne pas avoir auparavant participé à des activités sexuelles collectives avec eux.
L’accusé serait une victime ?
Il décrit "un trou noir avec des flashs" lié à la soirée, et assure n’avoir jamais touché son fils. Le procureur de Lille Samuel Finielz a appelé mercredi à être "très prudent" concernant les informations diffusées sur cette affaire.
Basé sur la contraction de "chemicals" (produits chimiques) et "sex", le "chemsex" désigne des rapports sexuels démultipliés par la consommation simultanée de produits psychotropes.
L’enquête a conduit à la mise en examen de dix hommes entre le 23 février 2025 et le 22 janvier 2026, dont neuf ont été placés en détention provisoire. L’un des principaux mis en examen a mis fin à ses jours le 21 juin 2025 alors qu’il était détenu provisoirement. L’enfant est désormais "confié à sa mère dont le père était séparé avant les faits", selon le parquet.