"Avec l’IA, on a ouvert une boîte de Pandore, à nous de se l’approprier", le spécialiste David Lacour forme entreprises et étudiants à l’IA

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  • David Lacour va animer une table ronde sur l’IA vendredi 6 février à l’occasion des Rencontres Jeunes Entreprises à Bagnols-sur-Cèze.
    David Lacour va animer une table ronde sur l’IA vendredi 6 février à l’occasion des Rencontres Jeunes Entreprises à Bagnols-sur-Cèze. C.B.
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Le Vauclusien David Lacour est formateur, spécialiste de l’intelligence artificielle générative. Il animera une table ronde le 6 février lors des RJE (Rencontres Jeunes Entreprises) à Bagnols-sur-Cèze.

Vous allez intervenir lors des RJE (Rencontres Jeunes Entreprises), devant des élèves et des entreprises. Quelles sont les problématiques de l’utilisation de l’IA par les élèves ?

L’IA dans l’éducation, c’est à double tranchant. Si les élèves se contentent de faire leurs devoirs avec l’IA, ils n’apprennent rien. Et quand ils travailleront, ils se retrouveront en concurrence avec elle. Ce qu’il faut faire, c’est s’en servir pour apprendre. Grâce à elle, on peut comprendre plus vite et apprendre mieux, avoir l’esprit critique. Le monde éducatif va devoir s’adapter, et il est trop lent. En Chine et aux États-Unis, les enfants commencent à s’acculturer à l’IA dès 6 ans !

Lors de la table ronde organisée par les RJE, je vais présenter les opportunités et les risques de l’IA, faire prendre conscience aux élèves et entreprises qu’on peut en tirer parti.

Vous parlez d’esprit critique. Il y a aussi les risques de fake news…

On avait les fake news avec les photos, les vidéos, ce qui va arriver ce sont les deepfakes audio. C’est très problématique. Comment vérifier par exemple qu’un son off d’une personnalité soit vrai ? Cela a déjà interféré dans les campagnes électorales aux États-Unis, en Slovaquie. Ça touchera les prochaines élections en France.

"Tout va extrêmement vite, le monde est en train de changer mais ce n’est pas palpable"

Il y a beaucoup de fantasmes, de craintes avec l’IA, comment l’expliquez-vous ?

Tout va extrêmement vite, le monde est en train de changer et ce n’est pas palpable, pas visible. Tout va changer, c’est au même niveau que la révolution industrielle, que l’arrivée de l’imprimerie. Il y a un équilibre à trouver. Il va falloir s’adapter avec une acculturation. Je suis conscient des risques, mais l’objectif est de la connaître pour en tirer profit. On n’a pas le choix, on y est, on a ouvert une boîte de Pandore, à nous de se l’approprier, pas de se laisser dominer.

Vous intervenez régulièrement dans des entreprises pour des formations sur l’IA. Que constatez-vous ?

Les gens se servent de l’IA générative comme GPT, Gemini, mais souvent pour résumer des mails, faire de la rédaction, alors qu’il y a beaucoup plus de possibilités, comme par exemple, l’analyse concurrentielle. Grâce à l’IA, les petites entreprises vont pouvoir jouer dans la cour des grands.

Beaucoup redoutent la destruction d’emplois…

Il y a des métiers qui vont être davantage impactés, comme celui de traducteur. Un rapport de 2023 parlait de 30 % d’emplois détruits dans le monde. Mais si cela arrive, suivra une récession économique, il faut donc des garde-fous. La question de l’IA est aussi une question de géopolitique. C’est la course entre les États-Unis et la Chine qui investissent énormément d’argent : qui va posséder l’IA la plus puissante. En France, on a la chance d’avoir l’entreprise Mistral d’Arthur Mensch, un ancien de Google, qui fait partie du top mondial. Heureusement !

Contact : contact@davidlacour.com
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