Municipales 2026 : Envie de Lunel appelle "au respect strict de l’égalité entre candidats"

Abonnés
  • Stéphane Muscat et Christophe Musset haussent le ton.
    Stéphane Muscat et Christophe Musset haussent le ton. Midi Libre - JPS
Publié le , mis à jour
Jean-Pierre Souche

La liste conduite par Stéphane Muscat juge anormal de refuser l’accès aux salles municipales et appelle à "une clarification urgente" sur l’utilisation des moyens municipaux par Paulette Gougeon.

Lors de ses vœux à la population, vendredi 23 janvier, le maire Paulette Gougeon a appelé et elle a rêvé d’une campagne électorale apaisée. Ce ne sera sans doute pas le cas. La concurrence très nombreuse, les ambitions toutes légitimes et les rancœurs nées de la division constituent, au contraire, un terreau propice au durcissement de la campagne.
La preuve : la liste Envie de Lunel conduite par Stéphane Muscat et Christophe Musset est la première à engager le fer avec le maire sortant. Dans un long communiqué, très documenté, Stéphane Muscat et son équipe attaquent Paulette Gougeon sur deux sujets. La question du débat démocratique à travers l’accès aux salles municipales et, plus délicat, l’utilisation des moyens municipaux en période électorale.
Concernant la question de la mise à disposition des salles à des fins politiques, une délibération votée en conseil municipal en décembre 2024 limite la mise à disposition à la salle Vauban, uniquement le mercredi et une seule fois par parti, avant le premier tour (Midi Libre du 17 janvier). « Il n’est pas normal que les Lunellois ne disposent pas d’infrastructures municipales de qualité leur permettant de favoriser le débat public, la confrontation des idées et l’expression démocratique », claque Envie de Lunel.

Vers une saisine du préfet ?

La liste relève aussi que, contrairement aux affirmations de la municipalité, l’histoire politique lunelloise est marquée par l’utilisation, à des fins politiques, notamment de la salle Brassens. Ce fut le cas le 12 mars 2020 par Claude Arnaud ou la veille par son concurrent d’alors Pïerre Soujol.
L’autre sujet soulevé par Envie de Lunel est plus grave. La liste estime avoir constaté, multiples copies d’écran à l’appui, « que Paulette Gougeon bénéficie de tribunes institutionnelles et de supports de communication municipaux et de réseaux sociaux alimentés et administrés par des membres de son cabinet. » Rappelant que la loi impose une « séparation stricte entre communication institutionnelle et politique », Envie de Lunel exige « la fin immédiate de toute confusion » et prévient qu’ « à défaut de clarification rapide et de mise en conformité avec le droit électoral et les principes de neutralité du service public », la liste saisira les instances compétentes telles que le préfet ou la commission nationale des comptes de campagne.

Pas de salle pour les vœux du député

Le député UDR Charles Alloncle regrette « que la municipalité ait placé le député dans l’impossibilité d’organiser ses vœux de façon normale. » Dans un communiqué, le parlementaire révèle qu’il a demandé à la Ville le 8 décembre la mise à disposition d’une salle pour le 31 janvier. Il raconte qu’après de nombreuses relances et un long silence, il s’est vu proposer la salle Folquet, qu’il a jugée incompatible. Puis, à sa demande de salles adéquates, la Ville lui a adressé un refus en mettant en avant la délibération excluant leur usage à des fins politiques. Un refus que Charles Alloncle juge « abusif ». Le député souligne « avec fermeté qu’une cérémonie de vœux d’un député ne constitue pas une réunion politique électorale mais un moment républicain, ouvert à toutes et tous. »

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
1 semaine offerte
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
3,99€/mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?