Rallye de Monte Carlo : le surprenant Suédois Oliver Solberg conserve la tête à l’issue de la deuxième journée
Après six éprouvantes épreuves chronométrées dans la boue et la neige des Alpes du sud, le jeune Suédois de Toyota Oliver Solberg a conservé son avance en tête du rallye Monte-Carlo vendredi 23 janvier devant ses deux coéquipiers et aînés Elfyn Evans et Sébastien Ogier.
Les six spéciales de cette deuxième journée, à travers la Drôme et les Hautes-Alpes, qui ont duré du matin au soir, ont été moins pénibles que la veille lorsqu’un épais brouillard avait contraint la direction de course à écourter le premier soir du rallye.
Sous la pluie, en pleine nuit noire et après avoir roulé sur des petites routes de montagne boueuses et enneigées, le nonuple champion du monde Sébastien Ogier est toutefois arrivé souriant à Gap vendredi soir.
Il a remporté la neuvième spéciale du rallye (qui en compte 17 jusqu’à dimanche), tout en lâchant que cela avait été "encore une question de survie" tant la boue était partout.
Ogier, 42 ans, pointe à la troisième place du classement général, à 1 minute 14 secondes de la troisième Toyota de pointe de Solberg, 24 ans.
Leur coéquipier et rival britannique Evans, 37 ans, a déploré de ne pas avoir "été assez courageux". Le quintuple vice-champion du monde est certes deuxième au classement général, mais seulement six secondes devant Ogier.
Ce dernier a assuré qu’il y avait toujours une bonne ambiance dans l’équipe Toyota Gazoo Racing qui place donc trois bolides d’usine aux premières places.
Fourmaux et Neuville distancés
Le Français répondait à une déclaration, peut-être ironique, de Solberg selon qui "Seb (Ogier) ne me parle plus autant". Tout nouveau chez Toyota, le jeune Suédois est réputé prendre des conseils auprès du quadragénaire et père de famille Ogier, lequel n’a pas caché mercredi à l’AFP que le moment de la retraite des rallyes "approchait".
Les Hyundai du Français Adrien Fourmaux, prétendant au Monte-Carlo, et du Belge Thierry Neuville, champion du monde en 2024, sont relégués à plus de cinq et six minutes.
Les deux hommes ont eu des problèmes divers : une sortie de route pour le Belge et une panne de frein à main pour le Français. Ils sont poursuivis à plus d’une minute par la Ford de l’Irlandais Jon Armstrong, qui avait déjà brillé jeudi soir lors d’une spéciale dans des conditions dantesques.
Le rallye Monte-Carlo, créé en 1911, est l’une des courses les plus réputées au monde et bénéficie d’un engouement populaire évident : des milliers de spectateurs se massent au bord des routes, malgré les intempéries, et Gap se transforme une semaine durant en grande "fan zone".
Mais la catégorie reine Rally1 du WRC est boudée par nombre de constructeurs. Avec seulement huit voitures d’usine, cinq Toyota Yaris et trois Hyundai i20, et trois Ford Puma de l’écurie privée M-Sport, le cru 2026 devrait en toute logique encore départager les géants de l’automobile japonais et sud-coréen.
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