Sport et santé au travail : le sommeil éveille la curiosité des acteurs économiques gardois
Le 3 juillet, le Rugby-Club Nîmois accueillait dans sa brasserie du Drop, au stade Kaufman, le Club éco Midi Libre pour des échanges riches autour du sport et de la santé, notamment en entreprise. L’occasion pour certains des acteurs économiques présents de s’ouvrir des pistes pour améliorer la productivité en même temps que le bien-être au travail.
C’est un des principaux piliers de la santé selon l’organisation mondiale de la santé (OMS). Le sommeil, longtemps négligé, commence à se faire une place dans les politiques de prévention santé au titre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Alors que le docteur Jérôme Liotier, médecin spécialiste du sommeil, est venu présenter les conclusions de ses études sur l’apnée du sommeil des joueurs du RCN, l’enjeu semble avoir piqué l’intérêt des autres intervenants et du public : "On en revient à la base finalement, il faut bien s’alimenter, faire de l’exercice physique… Eux le font déjà, naturellement. Et puis, on oublie un facteur que les sportifs constatent : Il y a un lien étroit entre les performances sportives et le sommeil. Un collègue a par exemple étudié l’AS Monaco. Les joueurs faisaient une sieste en pensant qu’ils allaient être plus performants tout de suite après. En fait on sait qu’il y a une inertie de sommeil qui dure une heure. Ce qui fait que les premières mi-temps ils se prenaient deux ou trois buts ! On a juste décalé la sieste d’une à deux heures et ça a permis d’améliorer les choses sur la mi-temps."
Le sommeil grand absent des politiques de santé interentreprises
Outre l’aspect cocasse de cette anecdote, elle semble résonner tout particulièrement dans l’assistance. Matthieu Perrot, directeur de la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Gard, pointera justement quelques minutes plus tard les bienfaits d’une politique RSE de santé sur les chiffres de l’absentéisme, à base d’installations sportives, d’ateliers de sophrologie et… de douches sur le lieu de travail, le tout pour des coûts qu’il estime dérisoires. Il ne semble plus y manquer que le sommeil, comme l’a pointé le Dr Liotier.
Sébastien Mellado, directeur de la communication de la Banque Populaire du Sud abondera en ce sens lors de la table ronde suivante : "Tous ces petits programmes on les a tous faits, à part les douches et le sommeil. Mais on y réfléchit. […] On s’est aperçus que le RSE c’était un sujet transversal, qui sera intégré à tous les niveaux de notre prochaine feuille de route pour les années à venir".
À la fin des échanges, le Dr Liotier a accueilli avec enthousiasme quelques questions de personnes intéressées par les possibles applications d’une prévention santé et sommeil en milieu professionnel. "C’est vrai que la sieste n’est plus présente dans notre culture !", commente-t-on. À quand les hamacs dans les salles de repos ?
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