Tournoi des Six Nations : Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
Onze mois après sa blessure contre l’Irlande, Antoine Dupont retrouvera le maillot bleu et le capitanat du XV de France face au même adversaire ce jeudi 5 février, mais avec des attentes toujours plus fortes pour faire gagner son équipe.
La blessure du maître d’œuvre toulousain n’avait certes pas empêché les Bleus de signer un succès de prestige à Dublin (42-27) puis de remporter le Tournoi dans la foulée. Mais son absence s’est fait cruellement sentir en novembre, où le jeu offensif des Bleus n’a pas paru très inspiré, malgré un nombre important d’essais marqués.
\ud83c\udfc9 #SixNationsRugby | \ud83d\udde3\ufe0f La discussion entre Grégory Alldritt et l'arbitre après la blessure d'Antoine Dupont :
— francetvsport (@francetvsport) March 9, 2025
- On a potentiellement une rupture des ligaments croisés.
- Faites-nous confiance, on a revu l'action. Ce sont des choses qui arrivent. pic.twitter.com/kbxgAl0Wl0
Le match contre l’Irlande au Stade de France (21 h 10) est son troisième retour en Bleu. Le premier avait eu lieu en 2018, après sa première rupture des ligaments croisés du genou droit, déjà contre le XV du Trèfle, déjà pendant le Tournoi. Le deuxième faisait suite à sa parenthèse au rugby à VII, en novembre 2024, et le champion olympique avait tout de suite retrouvé sa place. Un nouveau "come-back" l’attend donc, encore face aux Irlandais, après une convalescence de neuf mois.
"Je me suis mis dans les meilleures conditions pour revenir, je n’ai jamais travaillé aussi dur de ma vie et aussi longtemps, ce n’était pas pour revenir en demi-teinte", avait souligné fin décembre le demi de mêlée de 29 ans, au soir d’une prestation étincelante en Top 14 contre la Rochelle (60-14), deux essais à la clef.
Dupont a vite confirmé avec son club qu’il était revenu à un haut niveau, même s’il a peiné, comme l’ensemble du collectif toulousain, quand la route s’est élevée lors des déplacements en Champions Cup, avec des défaites à Glasgow et chez les Saracens.
Association avec Jalibert
Les attentes avec les Bleus sont donc fortes, même si le seul juge de paix sera le prochain Mondial en 2027, unique titre qui manque à son palmarès en croissance perpétuelle.
"Antoine Dupont c’est un plus, ça c’est sûr. C’est plus dans beaucoup de domaines, mais ça demande aussi plus d’exigence. C’est aussi plus de travail collectif pour les joueurs autour de lui. C’est plus d’engagement demandé à l’équipe pour suivre son capitanat et ce qu’il va imposer à son équipe, qu’il va imposer aussi stratégiquement et en terme d’intensité à l’équipe adverse", a résumé jeudi le sélectionneur Fabien Galthié.
La question de son association avec Matthieu Jalibert à l’ouverture, en raison notamment de la blessure de son coéquipier toulousain Romain Ntamack, se pose aussi. Les deux joueurs n’ont plus commencé en bleu depuis le Mondial 2023, sauf lors de la défaite en Angleterre lors du Tournoi 2025.
Et la place prise dans le jeu offensif du XV de France par Antoine Dupont, à la base de beaucoup d’initiatives, a pu être perçue comme un frein pour les ouvreurs dits "créatifs", au premier rang desquels le N.10 de l’UBB, brillant offensivement grâce à ses percées et ses coups de pied par-dessus la défense.
"Je vois le plaisir qu’ils prennent à l’entraînement ensemble. Les déclarations que chacun a eues, ça conforte notre pensée. On est capables de faire jouer les joueurs ensemble. On est un groupe qui arrive à s’exprimer, peu importent les associations", tentait de rassurer l’entraîneur adjoint Laurent Sempéré dimanche.
"Ce que j’attends très clairement de la charnière, c’est cette complicité, cette concentration, cette capacité à associer les forces autour d’eux", a aussi expliqué Fabien Galthié mardi, tentant de dépassionner les attentes sur la relation 9-10, "un sujet romantique en France".
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