Au festival de la biographie à Nîmes, Caroline Fourgeaud-Laville propose une "mise au point" sur la Grèce antique "sans désenchanter les légendes"
Homosexualité, la cité perdue de l’Atlantide, les guerres, une démocratie nuancée, Caroline Fourgeaud-Laville a livré une esquisse de sa vision de la Grèce antique, entre mythes et réalité, lors d’une conférence au festival de la biographie, ce dimanche 25 janvier.
La Grèce antique, une civilisation qui a souvent nourri les récits littéraires ou les adaptations cinématographiques. Des histoires puisées entre les mythes et légendes que Caroline Fourgeaud-Laville, grande passionnée de cette époque, a voulu déconstruire. Ou presque. "C’est une mise au point, sans pour autant désenchanter totalement les légendes", nuance-t-elle, ce dimanche 25 janvier, lors d’une conférence au festival de la biographie, où elle a présenté son dernier ouvrage Grèce antique, légendes et vérités.
"Apporter un peu plus de réalité"
Pour ce faire, elle a puisé dans les différentes études de spécialistes et universitaires, afin "d’apporter un peu plus de réalité" sur ce qui a façonné l’identité des Grecs. Et en guise de prémices, elle est partie de l’essentiel : des questions posées par ses élèves, âgé de 8 à 11 ans, elle qui est aussi à la tête de l’association Eurêka. "Ils m’ont notamment demandé : "Est-ce que les Grecs étaient vraiment Grecs ?" On peut se dire que ce sont des questions évidentes, que l’on peut balayer d’un revers de main. Et pourtant, ce sont des questions fondamentales qui m’ont conduit vers des développements complexes et nécessaires pour comprendre cette civilisation très variée".
Allier histoire, archéologie et littérature
À travers son ouvrage, on replonge ainsi dans le quotidien des Grecs, de l’homosexualité, à la légende de l’Atlantide, en passant par une démocratie qui se révèle, en réalité, assez nuancée, sans oublier les nombreuses guerres ou encore la place des femmes. Un "retour aux sources", qui propose ainsi une autre lecture de cette civilisation. "L’idée était de réconcilier l’histoire, l’archéologie et la littérature", explique-t-elle.
Une façon aussi de rappeler l’importance de l’apprentissage des langues dites mortes, véritables armes pour l’avenir selon l’auteure. "Si on s’arrête d’apprendre le grec, on va s’amputer d’un savoir, et surtout, d’outil d’innovation. Par exemple, récemment, on a découvert un traité d’Archimède. Moi, je n’en tirerais rien. Mais un scientifique spécialiste peut en tirer le meilleur. Donc je pense qu’on a tout intérêt de reconsidérer l’apprentissage du grec et du latin, car il nous permettrait de mieux considérer le monde dans lequel on vit et le monde que l’on nous propose demain".
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