Jacques-Louis David, le maître du néoclassicisme, entre art et politique
Avec Jacques-Louis David, l’empereur des peintres, David Chanteranne vous entraîne dans les dessous de la vie trépidante du peintre.
Historien, historien d’art et spécialiste reconnu de Napoléon, mais aussi journaliste, directeur du patrimoine et écrivain, David Chanteranne a présenté devant une salle comble Jacques-Louis David, l’empereur des peintres, son dernier ouvrage, ce dimanche 25 janvier au festival de la biographie.
Un Gainsbourg d’antan
Spécialiste de la Révolution et de Napoléon, l’auteur ne pouvait passer à côté de l’histoire incroyable de ce maître du néoclassicisme, considéré comme l’un des grands peintres de l’histoire de France et d’ailleurs. Mais David, a aussi été un homme politique de tout premier plan. " David c’est un peu le Gainsbourg de l’époque, c’est un provocateur déjà dans ses tableaux, puis plus largement dans sa vie. Et si c’est totalement faux qu’il est un des précurseurs de la Révolution, il va néanmoins rapidement l’épouser et devient radical en 1770". Il se positionne alors notamment contre l’académie, propose de détruire une statue de Louis XIV et choisi de devenir Jacobin. "À tel point que son épouse Charlotte prend leurs quatre enfants et demande le divorce jugeant l’homme de plus en plus dangereux."
Un agent de la terreur
"C’est un véritable agent de la terreur qui envoie quelque 320 personnes à l’échafaud dont deux de ses anciens mécènes". C’est pourtant grâce à sa femme qu’il ne survit à la chute de Robespierre. La famille se reconstitue et quelque temps plus tard, l’artiste fait une rencontre déterminante pour son futur : celle de Napoléon Bonaparte. Un véritable coup de foudre entre les deux hommes. Une admiration que David conservera jusqu’à sa mort à Bruxelles alors qu’il est en exil en 1825, alors qu’il est âgé de 77 ans, et qu’il décède le jour de la saint David.

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