"Ce n’est pas l’éducation que ma mère m’a donnée" : Moïse Kouame, impressionnant de maturité sur et en dehors du terrain à l’Open Occitanie
Moïse Kouame, jeune prodige français, a impressionné sur et en dehors du terrain, ce lundi 2 février, après sa qualification pour le tableau principal de l’Open Occitanie.
Difficile d’imaginer que ce garçon a 16 ans et 10 mois. Il est aussi mature sur les terrains qu’en dehors. Ce lundi, dans la foulée de sa victoire au deuxième tour des qualifications de l’Open Occitanie contre Clément Chidekh (7-5, 6-7 [6], 6-3), synonyme d’accession au tableau principal (une première pour lui), Moïse Kouame (551e mondial) s’est pointé en conférence de presse. Là aussi, une première.
Devant une audience d’une quinzaine de personnes, le minot a donné l’impression qu’il avait fait ça toute sa vie. Impressionnant.
Comment vous êtes-vous senti sur ces deux premiers matches de qualification ?
Franchement, bien. Je suis très content du jeu produit ces deux derniers jours. J’ai pu remplir certains objectifs qu’on s’était fixés avec l’équipe. C’était vraiment bien sur le terrain. Maintenant, j’espère aller le plus loin possible dans le tableau.
Comment avez-vous vécu ce dernier match, où vous effacez des balles de set, vous manquez plusieurs balles de match…
Il y a eu des montagnes russes, avec ces balles de match non converties au deuxième. Mentalement, ce n’était pas facile à gérer, il fallait que je reste mobilisé au troisième. Je suis content de m’en être sorti. J’aurais aimé rester un peu plus calme. J’apprends, et j’espère que pour la prochaine fois, ce sera mieux.
Avez-vous senti la pression monter dans les moments décisifs ?
Non, pas tant. Je suis resté dans ma bulle. Le public m’a porté. Sans la Fédé, je n’aurai jamais pu jouer ces deux matches à l’Open, merci à la Fédération.
Vous devenez le deuxième joueur français le plus jeune à vous qualifier pour un tournoi ATP…
Je ne savais pas, je suis content. Ça montre que le travail porte ses fruits. Faut que je continue à bosser mentalement, physiquement et tennistiquement. Maintenant, c’est bien beau de se qualifier, mercredi, il y a match, il faut que je reste présent.
"C’est nouveau tout ça"
À la fin du match, vous présentez vos excuses dès votre prise du micro. Pourquoi ? Est-ce par rapport à votre jet de raquette au cours de la rencontre ?
Je ne pouvais pas quitter ce court sans montrer que j’étais désolé. Ce n’est pas l’éducation que ma mère m’a donnée durant mes bientôt 17 années. Je me suis moi-même déçu avec ce geste. Il fallait que je rebondisse dans le troisième set pour espérer jouer mercredi. Vraiment désolé auprès du public. Quand un spectateur vient, il vient pour un spectacle, voir deux joueurs s’affronter. Rien d’autre. Il faut que je bosse dessus.
Quelles sont vos ambitions pour 2026 ?
Il y a des objectifs de niveau. En venant à ce Tournoi, je ne savais pas ce que ça allait donner contre des joueurs avec un tel classement. C’est une autre approche de ce que j’ai vécu. J’ai pu tester mes faiblesses et mes qualités. C’est que du bon pour l’avenir. On sait mieux sur quoi bosser.
Vous avez battu un top 200, vous allez jouer un top 100, vous vivez votre première conférence de presse… Comment vivez-vous tout ça ?
Je me sens bien. C’est nouveau tout ça. Je me pose plein de questions. J’espère apprendre avec le temps. Je découvre, je regarde, j’analyse, je comprends. C’est que du kiffe, que du bonus. Il faut vraiment que j’en profite pour mieux repartir.
Richard Gasquet est votre entraîneur, comment ça se passe ?
On a été mis en relation via mon agent, dès la fin de sa carrière. Il apporte une vraie expérience au niveau tennistique, mental ou en dehors. Il a emprunté des chemins. Il m’aiguille dans tous les secteurs. C’est génial de l’avoir à mes côtés.



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