Cinq bonnes raisons (pour les profanes) de découvrir l’Open d’Occitanie : Moïse Kouame, Wawrinka, l’ambiance, les soirées, les duels fratricides…
Fidèle événement depuis quinze ans à Montpellier, l’Open Occitanie jouit d’une réputation croissante dans la catégorie des tournois ATP 250. Et on n’y vient pas que pour le tennis…
Parce que Moïse Kouame
Qu’on aime le tennis ou pas, difficile de rester insensible devant la fraîcheur matinée de maturité du jeune joueur français. À 16 ans – il en aura 17 en mars prochain –, l’enfant de Sarcelles a bluffé tout son monde en arrachant sa qualification pour le premier tour en deux matches accrochés, pour se retrouver ce mercredi après-midi face à l’Américain Aleksandar Kovacevic.
Au-delà d’avoir rejoint Nadal et Gasquet en termes de précocité, Kouame a fait montre d’un physique solide, de belles qualités de relanceur et d’un service efficace. Surtout, il s’affiche comme une promesse, l’espoir à suivre des prochains mois.
Quel que soit son parcours à l’Open, Occitanie. Le tournoi montpelliérain pourra simplement s’enorgueillir de l’avoir accueilli en premier. Et révélé.
Parce que l’ambiance ne déçoit jamais
Des cris toute la journée. Un classique des tournois le mercredi, où sévit l’arrivée de cars entiers d’enfants issus des écoles de tennis de la région, mais pas seulement. Forcément, ça chahute, encourage bruyamment et, parfois, fait rire tout le public avec une "connerie".
Excellent pour l’ambiance, plus délicat à gérer pour les joueurs. Ainsi des "bizuths" sur le circuit, qui font connaissance avec une assistance survoltée, où il faut savoir maîtriser ses nerfs.
Et vu le parcours des Français dans cet Open, il semble raisonnable de parier sur une ambiance allant crescendo au fil des jours. Il faut y voir le succès événementiel des manifestations sportives de l’Arena : MMA, tennis de table, tennis… Show dans l’arène, chaud en tribunes. 60 000 spectateurs ont assisté au tournoi lors de l’édition 2025. Record à battre.
Parce le tennis français s’y tire la bourre
Géa-Mpetshi-Perricard, Fils-Royer, Blanchet-Fils, Humbert-Mannarino et ce n’est pas fini. Accueillant le gratin du tennis tricolore, l’Open Occitanie regorge de duels franco-français, avec le revenant Arthur Fils en tête de proue.
Café crème servi par @HumbertUgo \u2615\ufe0f pic.twitter.com/p2TLdKdSMo
— Open Occitanie (@OpenOccitanie) February 4, 2026
Si les joueurs concernés en font peu de cas individuellement, le public adore et choisit son camp. C’est l’occasion pour le directeur du tournoi Sébastien Grosjean d’apprécier l’éclosion des Moïse Kouame ou Valentin Royer, et de miser peut-être une pièce sur Arthur Géa, auteur d’un bel Open d’Australie (victoire contre Jiri Lehecka, défaite au 2e tour contre Wawrinka) et bénéficiaire d’un tableau plus ouvert.
Parce que le crépuscule de Wawrinka
"Stan The Beast" ("Stan La Bête"). Ce type est un lion, qui vaut le spectacle à lui seul. Cheveux en bataille, visage félin au regard impitoyable, Stanislas Wawrinka, qui fait son entrée ce mercredi à l’Open Occitanie face à Hamad Medjedovic, sésame pour un duel de feu face au tenant du titre Félix Auger-Aliassime.
Il faudra sans doute un très grand Wawrinka (9 tournois 250 gagnés en carrière) pour aller loin, mais on peut être certain qu’il puisera dans ses retranchements, poussant Auger-Aliassime à son meilleur (en cas de qualification).
Wawrinka ou le parfum des adieux. À 40 ans, hommage est rendu au triple vainqueur du Grand Chelem à l’Open d’Australie (2014), Roland-Garros (2015) et l’US Open (2016), rival tempétueux de Nadal, Federer et Djokovic. Un brin de nostalgie, un pan du tennis mondial, "Stan The Man", derniers adieux au public de l’Arena cette semaine.
Parce que l’organisation est sans faille
Seizième édition pour l’Open Occitanie, qui prend de la moustache et entre dans ses années de maturité. Depuis qu’ils ont pris racine à la Sud de France Arena en 2010, devenant le premier et plus fidèle événement sportif de l’enceinte, les organisateurs ont à l’évidence pris leurs marques et sont parfaitement rodés.
Joueurs, médias, spectateurs, pas un pour se plaindre d’un événement jouissant d’une unicité de lieu pour l’ensemble de la "machine" : le stade "central" Patrice Dominguez, trois courts attenants dont le "court N.1", des animations tout du long et, clou du spectacle, une soirée partenaires avec DJ et boîte de nuit.
On y reste du premier coup de raquette à la dernière bière, un véritable lieu de vie. Tous les présidents de clubs professionnels de la ville de Montpellier en rêveraient. L’Open Occitanie l’a fait.



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